2018

Voix des Orgues –  Voie Sacrée

du 9 au 11 novembre

Prolégomènes

Les 350 ans (1668-2018) de l’orgue du Grand Condé à Saint-Amand-Montrond dans le cadre de Vox aurea-Via sacra 2018

VOIX DE L’ORGUE-VOIX SACRÉE

L’anniversaire de l’orgue du Grand Condé est une belle occasion pour s’interroger sur son histoire (de sa construction en l’église du couvent des Carmes à son arrivée, en 1835, en l’église Saint-Amand) et sur la voix de l’orgue en général, chemin vers le sacré.
Nous partirons du constat que la musique est par essence sacrée (le sacré étant différent du religieux, même s’il en fait partie) selon le concept antique d’une cosmologie musicale aux rapports harmonieux. Le christianisme, qui en hérite, loge au ciel les anges musiciens, témoins et messagers de la musique du cosmos, dont la liturgie d’ici bas est le reflet.

Bien qu’il n’y fût pas prévu formellement en raison de la primauté du chant, de tous les instruments, l’orgue est le premier à avoir une place dans cette liturgie. Après les cloches, c’est le seul instrument à être béni en raison de son usage. Apparu dans les églises vers le XIIIe siècle, il n’a plus quitté les édifices cultuels depuis la fin du Moyen Âge et a acquis pleinement ses lettres de noblesse à partir du siècle de François Couperin, né lui aussi il y a 350 ans. Sa spécificité d’instrument du culte fut maintes fois rappelée : décret (1562) du Concile de Trente, Clément VIII (1600), Pie X (1903), Pie XI (1928), les Pères du Concile Vatican II, Benoît XVI à Ratisbonne (2006), François (2014)… Tous de reconnaître que l’orgue, en transcendant la sphère humaine, renvoie au divin par la dimension théologale et mystagogique émanant de sa musique.

L’orgue est une machine de plusieurs tonnes, très complexe, dont la construction relève de multiples compétences relevant de l’artisanat d’art : travail du métal, du bois, de la peau, soudure, travail de précision en mécanique…, acoustique, et pour certains instruments, l’électronique et l’informatique. Polyvalents, les facteurs d’orgue réalisent des constructions, des relevages, des restaurations, des réparations, des accordages, entre tradition et modernité. Souvent, facteur, tuyautier, ébéniste sont une même personne…

S’il se trouve essentiellement dans les églises, l’orgue, instrument de musique à part entière, a de tout temps été utilisé à des fins profanes. Après les pompes de Byzance, les divertissements de Rome et du Moyen Âge, on ne saurait ignorer, par exemple, les concertos pour orgue de la période baroque dans les théâtres et les opéras, les auditions dans des salons particuliers lors de concerts privés et l’accompagnement des films muets.

En fait, dans bien des cas, la double face de l’orgue – voix céleste-voix humaine – est très évidentes dans sa littérature, y compris dans la musique dite d’église. Pensons que la stricte alternance liturgique sur base de plain-chant voisine avec les noëls variés, certains thèmes profanes de fugues de J. S. Bach et autres. Ajoutons les hymnes révolutionnaires devant les sans-culottes, qui ont sauvé des orgues du vandalisme, l’engouement pour les transcriptions inféodant un temps le répertoire traditionnel, le bouleversement du langage musical, les titres pseudo-religieux, les improvisations qui font bouger langage et esthétique, l’évolution rapide de la facture du XIXe siècle à nos jours… Le répertoire contemporain entendu de nos jours à l’église est différent tant de celui du Grand Siècle que des prescriptions de Pie X, car il est tissé de brins de multiples cultures. N’omettons pas, les récitals en l’église même (assortis, encore au début du XXe siècle, d’un salut du Saint-Sacrement) ou en tout autre lieu (concerts du Trocadéro, 1878), qui ont sorti l’orgue du « ghetto » liturgique et ont presque fait des églises des salles de concerts. Ces fréquents récitals et concerts sont devenus aujourd’hui des « liturgies profanes » sous l’effet du partage du sacré inhérent à la musique depuis ses origines.

 


Une mystérieuse alchimie de l’Or de la voix et de l’Or des chemins de l’exploration spirituelle faisant éclore ce double chiasme  :

Vox aurea, via sacra χ Vox sacra, via aurea

(Voix d’Or, voie sacrée χ Voix sacrée, voie d’Or)

Le programme

Sous réserve de changements

Vendredi 9 novembre 2018

COLLOQUE

SALLE DES CARMES
(entrée libre)

Accueil à partir de 8h30

9h – Thierry VINÇON Maire de Saint-Amand-Montrond
Propos liminaires 350 bougies pour l’orgue de Condé

9h15 – Marie-Reine RENON
Introduction Cet orgue qui nous rassemble en sa prime demeure

10h – Père Hervé BENOÎT
L’harmonie du cosmos, modèle de la liturgie chrétienne

Pause : 10h45-11h15

11h – Augustin BELLIOT
L’orgue une poétique sonore de la foi

12h15 : Déjeuner

14h 30 – Marie-Clotilde de Salvert
L’orgue et la voix
F. Couperin (1668-1733) et Les Leçons de Ténèbres

15h15 – Augustin BELLIOT – Olivier SALANDINI – Marie-Reine RENON
L’orgue, un chantre à part entière – Les messes du Grand Siècle
Plain(s)-chant(s) et antiphonaires carmélitain et diocésain
Et aujourd’hui : Le répertoire ? Les concerts ?

Pause : 16h15-16h45

16h45 – Marie-Reine RENON
L’orgue du Grand Condé dans la Première Guerre

17h 30 – À propos des concerts
L’orgue : voix célestes – voix humaines – voie sacrée

CONCERT

ÉGLISE SAINT-AMAND à 20h30
entrée libre dans la limite des places disponibles

L’orgue en dialogue
Trompette et Orgue Jean-Claude DUDEK et Augustin BELLIOT

Samedi 10 novembre 2018

11h-12h et 14h30-17h30 – SALLE DES CARMES
L’orgue dans tous ses états
Les Métiers d’Art de la facture d’orgue
avec Victor MANGEOL du Centre de Formation d’Orgue d’Échau
Du lingot de métal ou de bout de bois au premier son.

15h30 – BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE ISABEL-GODIN
Présentation des Antiphonaires des Carmes et d’un Antiphonaire diocésain

Dimanche 11 novembre 2018

CONCERT

ÉGLISE SAINT-AMAND à 17h00
entrée libre dans la limite des places disponibles

L’orgue et les voix humaines
Triple anniversaire : Orgue-Couperin-Armistice
Orgue : Olivier SALANDINI
Chant : Viviane DURAND – Aimery LEFEVRE – Caroline VILLAIN

Communications

Abstracts

9h15 – Marie-Reine RENON 

Introduction
Cet orgue qui nous rassemble en sa prime demeure
1667-1668 : Ici même, beaucoup d’activité, en 1667-1668 avec la construction de l’orgue, financé par le Grand Condé, et entreprise par un carme du couvent occupé de nos jourspar l’hôtel de ville. Cette église eut une des plus belles orgues du royaume.
Le démontage et le déménagement vers l’église paroissiale, en 1835, fut un autre épisode mémorable.
En 1835, dès son arrivé en l’église Saint-Amand, l’orgue, à l’image de beaucoup d’autres, connut des modifications, voire des changements d’esthétique, jusqu’à son déplacement vers 1877, dans le transept sud, où il retrouva en 1968, les couleurs sonores de sa première palette d’orgue classique français.

10h – Père Hervé BENOîT 

L’harmonie du ciel
La musique est par essence sacrée (le sacré étant différent du religieux, même s’il en fait partie) selon le concept antique d’une cosmologie musicale aux rapports harmonieux. Le christianisme, qui en hérite, fait de l’Empyrée – ciel immobile, antérieur à la création et habité de dieux antiques – la demeure de Dieu, tandis que du « premier mobile » – ciel cristallin – est initié le mouvement de la mécanique du monde, transmis aux huit autres cieux par des intermédiaires d’angéliques.
Mus par un amour igné, ces « essences célestes », anges-lumière, contemplent/chantent/adorent Dieu-Lumière dans la jubilation/illumination. Particulièrement, les anges musiciens, témoins de l’harmonie divine et de la création, sont les médiateurs et les messagers de l’harmonie qui imprègne tout l’univers, la musique du cosmos, essence de la liturgie des hommes (ou d’ici bas).

11h15 – Augustin BELLIOT 

L’orgue une poétique sonore de la foi
La voix de l’orgue offre un accès privilégié au sacré ; elle crée un « espace de sensibilité » favorable à la rencontre du transcendant, ressenti du croyant comme du non croyant. La méditation musicale des orgues permet de pénétrer dans la compréhension du mystère divin. Depuis l’époque patristique, le culte chrétien attribue à cet instrument une fonction théologale et mystagogique, qui introduit l’homme dans une expérience du divin, d’ordre à la fois rationnel et émotionnel : entre devotio et suavitas, un produit esthético-théologique façonné en fonction des besoins symboliques et expressifs de la liturgie, au même titre que d’autres manifestations d’art sacré.
La méthode allégorique est fondée à la période patristique par Origène (185-253) et Tertullien (150/160-220).
Elle est illustrée par l’École française de spiritualité avec le prêtre mystique Jean-Jacques Olier (1608-1657), le religieux théologien Louis de Thomassin (1619-1695)…, puis par les catholiques romantiques tels le prêtre philosophe Félicité Robert de Lamennais (1782-1854), le musicogaphe Joseph d’Ortigue (1802-1866), François-René de Chateaubriand (1768-1848). Régulièrement reprise par les papes, elle légitime la présence de l’orgue dans le sanctuaire, tout en précisant son rôle dans la scène cérémoniale.
La structure sonore de l’orgue offre une représentation sensible des réalités invisibles du kérygme chrétien : la multiplicité des tuyaux, le vent de la soufflerie et les sons prolongés évoquent respectivement la communion des Saints, la foule des fidèles ; le souffle de l’Esprit et l’Éternité divine. L’orgue est un signe sacramentel qui participe, selon le liturgiste musicologue, le P. Jean-Yves Hameline (1931-2013), à une poétique sonore de la foi. Depuis Vatican II, l’Église catholique le rappelle à ses musiciens, en incitant à une re-estimation du rôle de l’orgue dans « l’écologie sonore » de la célébration. Quels sont donc les critères de convenance théologiques, rhétoriques et stylistiques qui mesurent l’aptitude d’un instrument ou d’un répertoire à participer à la célébration du culte catholique ? 

14h 30 – Marie-Clotilde de SALVERT 

François Couperin et la musique vocale sacrée
Les Ténèbres du Grand Siècle
« J’avouerai de bonne foi que j’aime beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend. »
L’auteur de ces propos, F. Couperin, est connu pour ses pièces de clavecin, – tableaux à la manière de La Bruyère ou pages pittoresques rehaussées de grenailles sonores sous l’effet des ornements. Couperin était le protégé du duc de Bourbon, Louis III, petit fils du Grand Condé, qu’il eut comme élève, ainsi que sa fille Louise-Anne/Mlle de Charolais, d’où des titres qui nous confinent encore dans la sphère Condéenne : La Bourbonnoise, La Charoloise. Il compose aussi pour la viole, comme M. Marais, et autres instruments (trios, alors en vogue, sonates, concerts, pages italianisantes, marquées du goût français et de la sensibilité naissante, dont des indications « tendrement »,« affectueusement »… donnent le ton. Dans Les Goûts réunis (1723), c’est le Couperin de cour qui oeuvre brillamment à la synthèse des « goûts » français et italien, alors objet de fort vifs débats.
L’organiste Couperin joue dans la chapelle de Versailles (maintenant Salon d’Hercule) puis, à partir de 1711, dans la chapelle que l’on connaît. Il laisse deux messes d’orgue et de la musique vocale (motets à sainte Suzanne, Élévations et autres, dans le goût du siècle, teinté de la grandeur de Louis XIV). Nous focalisons sur la 3ème Leçon de Ténèbres pour le Mercredi Saint (1714), un genre musical crée au XVIIe s. Chargée en émotion, elle est, par la sublime mise en musique du grand texte biblique du « Livre des Lamentations » (c. 1, v. 10-14), un sommet de la musique vocale sacrée. Ordinairement, l’Office des Ténèbres, aux Matines et Laudes du Triduum de la Semaine Sainte, s’inscrit, certes, dans une action cérémonielle très particulière, mais est chanté sur un séculaire formulaire romain, le tonus lamentationum/ton des lamentations, aménagé selon les habitudes françaises notamment « le plain-chant musical ». 

 15h15 – Olivier SALANDINI – Augustin BELLIOT – Marie-Reine RENON 

L’orgue, un chantre à part entière
Plain(s)-chant(s)et antiphonaires carmélitain et diocésain
Aujourd’hui : Le répertoire ? Les récitals ?  

Sous l’Ancien Régime, l’orgue est considéré comme un chantre à part entière au cours de la messe ou d’un autre office, comme le montrent les Livres d’orgue contenant des Messes, des Te Deum, des Magnificat… La musique d’orgue comprend aussi beaucoup d’improvisations : Couperin publie seulement deux messes ; Rameau, aussi claveciniste organiste, aucune pièce…). Seuls, sont libres de tout texte, les offertoires. Toutes ces interventions organistiques endossent la carrure de la musique du grand Siècle, jusqu’à celle de ses ouvertures de J.-B. Lully : Grand Siècle et majesté de Louis XIV obligent. L’un des organistes de Carmes ici, Herlain, suit l’antiphonaire de l’Ordre carmélitain, dont nous conservons deux volumes manuscrits, puis les organistes de la paroisse, les livres diocésains. Au XIXe, tout change avec les chantres, progressivement remplacés par les chorales paroissiales nées au début du XXe s., les scholas dans les grandes églises. Tardivement autorisé à la messe, le cantique favorise la participation des fidèles, sur laquelle Pie X insiste beaucoup.
Et maintenant ? Quels rôles, pour l’orgue – de tribune, parfois de choeur – avec les « animateurs » depuis Vatican II ? Quelle répertoire aux offices ? Relations orgue et paroissiens ? Orgue liturgique/orgue décors ? Et les récitals ? 

17h – Marie-Reine RENON

L’orgue du Grand Condé dans la Première Guerre
Des propos pour flatter les auditeurs saint-amandois ? Peut-être, mais, les pratiques et oeuvres qu’ils exposent se retrouvent, à peu près identiques, dans tout le pays : à côté des chantres, la chorale paroissiale dépourvue de ses ténors et ses basses, renforcée des Jeunes du Cercle et du Patronage, des Orphelines, des Enfants de Marie… ; plus de fêtes calendaires, mais temps de grande dévotion à Jeanne d’Arc avec le célèbre chant L’Étendard de la Délivrance, à sainte Thérèse, au Sacré-Coeur… L’orgue accompagne les cérémonies très fréquentées (également par les Américains) du Temporal et du Sanctoral, celles du Rosaire, du mois de Marie, des Premières Communions en noir et blanc, puis les offices pour le retour des corps. Il soutient les tubes d’alors : pages de Gallia et de La Rédemption de Ch. Gounod, des Sacris solemniis, par exemple, par la chorale ou l’une des grandes voix de la ville, France, garde ta foi, Reine de France, priez pour nous…
Enfin, l’organiste s’associe à la joie éclatante de l’Armistice, du retour des Poilus, y compris de l’abbé Joseph Raimbault. Toujours, cependant, des services pour les défunts et pour des retours de corps…

Conférenciers

Père Hervé BENOÎT

L’Abbé Hervé Benoît, né en 1960, est prêtre diocésain. Il est également canoniste (DEA en Droit, Paris XI) et a exercé différents ministères. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, en spiritualité, histoire et théologie, traducteur, et chroniqueur au mensuel catholique La Nef. 

Bibliographie :
J’aime le diable et sa chanson, Paris, Presses de la Délivrance, 2018 (à paraitre).
Théologie spirituelle. Petit traité pour gens pressés, Paris, Éditions de l’Homme Nouveau, 2018.
Franc-maçonnerie, un point de vue, Paris, Éditions de la Délivrance, 2017.
Ars artium, Paris, Éditions de l’Homme Nouveau, 2016.
Le Chouan du Tanganyika. Léopold Joubert, Paris, Presses de la Délivrance, 2015.
L’Église annule-t-elle les mariages ?Perpignan, Artège, 2010.
Le Bouquet de Chartres et autres chroniques, Paris, La Nef, hors-série n. 22, 2008.
Saint Augustin. Sur la prière. Textes traduits, choisis et présentés par H. Benoît, Perpignan, Tempora, 2008.
Saint Jean Eudes, textes choisis et présentés par H. Benoît, Perpignan, Tempora, 2008.
Les grands vitraux du XIIIe de la cathédrale de Bourges, Paris, Fac-Éditions, 1995, 64 p., (trad. angl., trad. ital., 2006). 

Marie-Clotilde de SALVERT 

Marie-Clothilde de Salvert entreprend des études musicales approfondies au CNSMD de Paris, en 1984. Elle bénéficie de professeurs prestigieux : Jacqueline Lequien en Solfège spécialisé, Jean-Claude Raynaud et Jean-Claude Henri en Harmonie et Contrepoint, Brigitte Francois-Sappey en Histoire de la Musique. En parallèle de ce cursus, elle étudie le piano à l’ENM de Ville d’Avray (dans la classe de Brigitte Revert) et l’orgue au CNR de Rueil-Malmaison (dans la classe de Susan Landale). 

Elle commence également le chant avec Jacqueline Bonnardot, au CNR d’Orléans, et inte`gre sa toute nouvelle classe au CNSMD de Lyon en 1989. Elle obtient le Diplôme National d’Études Supérieures Musicales (DNESM) en 1993. Elle poursuit alors une année de formation supplémentaire à l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Lyon ; là, elle prend des cours de perfectionnement avec Margreet Honig, alors professeur de chant au Conservatoire d’Amsterdam. A Lyon, Marie-Clothilde de Salvert participe à bon nombre de productions. Avec l’Opéra, elle incarne Dorina dans La station thermale de Fabio Vacchi, ou encore la Deuxième Dame dans La Flûte enchantée de W. A. Mozart. Avec le CNSMD, on lui confie les rôles de la Comtesse dans Les Noces de Figaro, de Bastienne dans Bastien et Bastienne et de Sandrina dans La Finta Giardiniera de W. A. Mozart ; elle a également chanté dans Le Pierrot Lunaire d’A. Schoenberg et dans Circles de L. Berio. En outre, elle se produit avec l’Ensemble des Solistes des Choeurs de l’Orchestre National de Lyon (dirigé par Bernard Tétu), avec lesquels elle enregistre de nombreux disques, souvent récompensés. 

Elle aime se produire en musique de chambre et en ensemble vocal : elle a travaillé avec beaucoup d’autres talents, comme Georges Pludermacher, Emmanuel Krivine, le Quatuor Debussy, Les Jeunes Solistes (dirigés par Rachid Saphir), La Maîtrise de Versailles… Elle est aussi régulièrement engagée comme soliste d’oratorio : elle a chanté le Magnificat de J. S. Bach avec le Swiss Brass Consort sous la direction de Bernard de Bernard Spizzi, la Messe en Si de J. S. Bach dirigée par Bertrand de Billy, le Stabat Mater de Boccherini avec Jean-Christophe Spinosi. 

 Marie-Reine RENON 

Élève de la musicologue médiéviste berrichonne Solange Corbin, d’Antoine Geoffroy-Dechaume (clavecin, orgue et interprétation de la musique ancienne), Pierre Bec (occitan), René Crozet (histoire de l’Art), Jean Irigouin (poésie grecque), Michel Sanvoisin (flûte à bec), Janine Bonjean et Hélène Boschi (piano), Marie-Reine Renon, musicologue saint-amandoise (HDR Bordeaux III, qualification CNU Pr des Universités), ancre sa recherche dans le contexte social et culturel de hommes et des oeuvres. Ses travaux sur le long terme présentent des caractères protéiformes, avec en toile de fond, de lourdes charges d’enseignement et d’administration à l’Université de Poitiers (direction du Département de Musicologie, assessorat du Doyen…).
Sa recherche, basée sur l’exploitation croisée des sources les plus diverses aboutit à une musicologie régionale du Berry et du Poitou (anciens apanages du duc Jean de Berry), sous le triple sceau « Musique-Église-Société ». Elle a révélé le facteur de « l’orgue du Grand Condé ».
Organisatrice et coordonatrice de colloques et concerts à Poitiers, puis en Berry (à Bourges, Les Orgues du Berry, puis Les Très Riches Heures de l’Orgue en Berry ; à Saint-Amand, Les Nuits Condéennes ; Vox Aurea-Via Sacra…), elle se montre très attachée à la vulgarisation de la recherche scientifique, comme en témoignent ses conférences et ses visites de l’église. Très impliquée dans le développement culturel de Saint-Amand-Montrond, sa ville, elle contribue notamment à la connaissance du patrimoine religieux et de « L’orgue du Grand Condé », qu’elle joue depuis 1996 pour le compte de sa paroisse.

Extraits de publications :
Ouvrages :
La Maîtrise de la cathédrale de Bourges (Doctorat – Prix de la Ville de Bourges) ; Actes du Colloque de l’orgue Clicquot de la cathédrale de Poitiers ; Musique d’église autour de N. Pacotat (1696-,1731) ; L’orgue du Grand Condé ; Actes de Vox aurea depuis 2012 ; avec Th. Vinçon, Église Saint-Amand
Articles ou collaboration à des ouvrages concernant :
La musique chez le duc Jean de Berry ; Musiques pour saint Guillaume de Bourges (XII- XIIIe s.) ; Musique et culture du XIIe au XVe s. ; Les maîtrises de Saint-Ursin et de la Sainte-Chapelle de Bourges, et de la collégiale Saint-Hilaire de Poitiers ; Les musiciens à Bourges (XVIe-XIXe s.) ; Les anges musiciens de la cathédrale de Bourges et des églises de l’Indre ; Les Orgues du Cher et de l’Indre ; L’orgue du Grand Condé ; Orphéons et harmonies (XIXe-XXe s.), Itinéraire de la musique a  la cathédrale de Bourges (La Nuée bleue – coll. « La grâce d’une cathédrale »…  

 Augustin BELLIOT 

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Les concerts

ÉGLISE SAINT-AMAND

Église chauffée – Entrée libre dans la limite des places disponibles

Vendredi 9 novembre – 20h30

L’orgue en dialogue

Trompette et Orgue

Jean-Claude DUDEK et Augustin BELLIOT

Giovanni Buonaventura VIVIANI
Ave Maria de Giulo CACCINI

Pièces d’orgue de la Messe pour les Couvents de F. COUPERIN
alternées avec des miniatures contemporaines.
N’oublions pas que, du temps de Couperin, la musique ancienne n’existe pas. L’organiste
improvise, joue ses propres œuvres ou celles de musiciens de son temps qu’il connaît.

Wolfgang MOZART
Valéry AUBERTIN
Marius CONSTANT

Alleluias…

Henry PURCELL

Dimanche 11 novembre – 17h00

L’orgue et les voix humaines

Triple anniversaire : Orgue-Couperin-Armistice

Olivier SALANDINI, orgue
Viviane DURAND, soprano
Caroline VILLAIN, soprano
Aimery LEFEVRE, basse-taille

Johann Sebastian BACH
François COUPERIN (orgue et motets)
Louis VIERNE
Claude BALBASTRE (Variations sur « L’air des Marseillais »)

Artistes des concerts

Augustin BELLIOT

Augustin BELLIOT a suivi des études musicales au Conservatoire National de Région de Nantes, fréquentant notamment les classes de Violon, Écriture, Musique de chambre et Basson. En 2003, il est admis dans les classes d’Écriture du CNSMD de Paris, où il obtient les prix d’Harmonie, de Contrepoint et d’Écriture XXe siècle et Polyphonies de la Renaissance (dont trois premiers prix). Il en profite pour étudier, dans le même établissement, d’autres disciplines : Orchestration, Accordage, empéraments, Traités de musique ancienne, Ethnomusicologie, Organologie et Iconographie. Le Diplôme de Formation Supérieure d’Écriture lui est décerné avec la mention Très Bien.
Organiste autodidacte, il décide par la suite de se former auprès de Frédéric Desenclos de 2004 à 2007. Il se produit régulièrement en concert au sein d’ensembles de chambre, notamment avec le baryton L.-P . Patron et en récital (Cathédrales de Lyon, Orléans, Nantes, église du Val- de-Grâce de Paris…).
Augustin Belliot est compositeur. Il est l’auteur d’oeuvres vocales et instrumentales allant du soliste à l’orchestre symphonique avec choeurs. Certaines sont disponibles aux éditions « Le Chant du Monde ».
Son désir de partager la musique avec le plus grand nombre l’a conduit, ces  dernières années, à donner plusieurs cycles de conférences accessibles à tous, en faisant volontiers dialoguer différentes disciplines artistiques. Cela se concrétise dans l’association qu’il a fondée et qu’il préside « Les Orgues dans nos Campagnes » ainsi que par ses interventions sur RCF en Berry (émission « Classique en Berry »). Il est professeur au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Bourges (Écriture/Composition et Culture Musicale).

Jean-Claude DUDEK

Non issu d’une famille de musiciens, a découvert la musique par la rencontre de personnes passionnées. Il débute l’apprentissage de la musique dans l’Harmonie de Saint-Florent-sur-Cher.
Après avoir obtenu des premiers prix de Trompette et de Cornet et le prix régional au Conservatoire de Bourges (classe de Pierre Paulin), il entre au CNSM de Paris (classe de Marcel Lagorce), où il obtint un premier prix de Trompette. Durant toutes ces années, il joue en tant que concertiste et joue dans divers ensemble tel « Exobrass », avec qui il participe au championnat d’Europe de Brass-Band. Il est aussi membre du quintette « Orféo » primé dans de nombreux concours internationaux et invité dans divers pays d’Asie. Passionné de musique de tous genres, il travaille actuellement sur un projet de musique électro-acousmatique. Diplômé en pédagogie, il se consacre depuis de très nombreuses années à l’enseignement. Il est actuellement professeur de Trompette au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Bourges et à l’École Municipale de Musique Jean-Ferragut de Saint-Amand Montrond.

Olivier SALANDINI

Olivier SALANDINI étudie l’orgue et le clavecin au Conservatoire National de Région de Nice avec René Saorgin, Jean-Luc Étienne et Mireille Podeur. Il poursuit ses études de clavecin, avec Bob van Asperen, au Conservatoire supérieur d’Amsterdam (Bachelor en 2005) et d’orgue avec Reitz Smits, au Conservatoire supérieur d’Utrecht (Master 2 en 2008). Il obtient au CNSMD de Paris le CA (Master 2 de pédagogie) d’orgue et le CA de clavecin.
Parallèlement, il se perfectionne auprès d’autres musiciens : Jean Boyer, Seibe Henstra, Jean-Pierre Leguay et Christophe Rousset. En 2005, il remporte le Deuxième Prix au Concours international de clavecin de Bologne et, en 2006, il est successivement lauréat des concours internationaux d’orgue de Lausanne et de Herford (Allemagne).
Olivier Salandini se produit très régulièrement comme soliste ou avec des ensembles en France et à l’étranger (Italie, Pays-Bas, Suisse, Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne, USA…).
Il a enregistré deux disques avec l’Ensemble Stravaganza (Aparte) et un disque solo, Jeu d’orgue (Chanteloup-Musique), enregistré sur les cinq orgues de l’église Saint-Paul de Nice.
Depuis 2008, il est professeur de clavecin et de basse continue au Conservatoire à Rayonnement Régional de Limoges et a enseigné dans les Académies d’orgue de Dieppe, de Vierzon et de Saint Andrews (Écosse).
Il a été co-titulaire des grandes orgues de la Basilique Notre-Dame de Nice de 2000 à 2010 Depuis 2011, il est organiste titulaire des grandes orgues de la Cathédrale de Bourges, ainsi que directeur artistique du festival « Les Très Riches Heures de l’Orgue en Berry ».

Aimery LEFEVRE

Basse taille

Aimery Lefèvre étudie le piano, l’orgue et le chant avant d’intégrer en 2000 la Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles. Il est ensuite admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, où il obtient son prix dans la classe de Brian Parsons puis rejoint l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris.
En 2005, encore étudiant, il fait ses débuts sur scène à Lyon dans le rôle d’Aeneas (Dido and Aeneas). Il se produit par la suite à l’Opéra de Tours, à l’Opéra de Rennes, à la MC93 de Bobigny et à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille (The Rape of Lucretia, Cosi fan tutte, Il matrimonio segreto, L’enfant et les sortilèges).
2009 marque ses débuts à l’Opéra national de Paris, à l’occasion de deux productions : Il Barbiere di Siviglia (Fiorillo) et Platée (Momus). Il se produit par la suite au Grand Théâtre de Luxembourg (Dancaïre dans Carmen), au Festival de Glyndebourne (Hippolyte et Aricie), au Teatro Municipal de Santiago du Chili (Frédéric dans Lakmé), à l’Opéra de Lille et à l’Opéra de Dijon (L’incoronazione di Poppea) ainsi qu’à l’Opéra de Rouen (Dandini in La Cenerentola). Il est par ailleurs invité régulier du Théâtre national du Capitole, où on peut l’entendre dans Les Indes Galantes, La Belle Hélène, Un ballo in maschera (Silvano), Castor et Pollux (Pollux) et lors de la création mondiale des Pigeons d’argile (Toni) de Philippe Hurel.
En 2015/16, il fait ses débuts à Covent Garden (L’Étoile de Chabrier). Depuis, il s’est produit dans L’Italiana in Algeri (Haly), Béatrice et Bénédict (Claudio) et La Clemenza di Tito (Publio) au Théâtre du Capitole, ainsi que dans Gianni Schicchi (Marco) à l’Opéra de Montpellier.
Aimery Lefèvre prépare actuellement les rôles de Guglielmo (Cosi fan tutte), Oreste (Iphigéníe en Tauride), Malatesta (Don Pasquale), Valentin (Faust) et Billy Budd.
En concert, il s’est produit à travers l’Europe avec des ensembles tels que l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, l’Orchestre national du Capitole, Les Folies françoises, la Simphonie du Marais, le Concert d’Astrée, l’Ensemble Matheus, le Concert Spirituel, les Talens Lyriques et le Cercle de l’Harmonie. Il s’est produit en récital à l’Athénée Théâtre LouisJouvet, à l’Auditorium du Musée du Louvre et à la Villa Médicis à Rome. Il a également été invité à la Scala de Milan et à la Fenice de Venise pour des récitals de jeunes chanteurs.
Il a collaboré avec des chefs d’orchestre tels que Bruno Campanella, William Christie, Gianluigi Gelmetti, Emmanuelle Haïm, Marc Minkowski, Evelino Pidò, Christophe Rousset, Kenneth Weith.
Sa discographie comprend Atys de Lully et Les Indes galantes de Rameau avec La Simphonie du Marais, Le Grand théâtre de l’amour (Erato/Warner) avec la soprano Sabine Devieilhe et Les Ambassadeurs, Zais de Rameau avec Les Talens lyriques. Il apparait également dans de nombreuses productions DVD dont L’incoronazione di Poppea (Opéra de Lille), Giulio Cesare ainsi qu’Hippolyte et Aricie (Opéra de Paris), Hippolyte et Aricie (Festival de Glyndebourne), Les Pigeons d’argile (Théâtre du Capitole).

Caroline VILLAIN

Soprano

Entrée à l’âge de 7 ans à la maîtrise des Petits chanteurs de Saint Louis de Paris, Caroline Villain se passionne très vite pour le chant. Parallèlement à son cursus musical au conservatoire Erik-Satie à Paris, elle obtient une licence de droit privé à l’université Paris II Panthéon-Assas. En 2010, elle intègre le Centre de Musiques Baroque de Versailles (direction Olivier Schneebeli), dont elle sort diplômée en 2013. Elle poursuit son cursus de chant baroque au Conservatoire Régional de Paris dans la classe d’Isabelle Poulenard, dont elle sort diplômée en Juin 2016. Elle s’est produite sous la direction de chefs reconnus, tels que Christophe Rousset, Hervé Niquet, Jérémie Rohrer, sur des scènes prestigieuses en France et à l’étranger (Opéra Comique, Opéra royal de Versailles, Theater an der Wien, National Center for the Performing arts de Pékin…). Elle chante régulièrement en tant que soliste et choriste avec différents ensembles vocaux comme Les Métaboles (direction Léo Warynski) ou le Choeur de chambre de Namur (direction Leonardo Garcia Alarcón). Elle a récemment interprété le rôle de Didon, de l’opéra Didon et Enée de Purcell, dans le cadre du festival du Temps Suspendu.
Dans un autre registre, elle collabore régulièrement avec des artistes français de musiques actuelles tels qu’Alexandre Châtelard ou Sébastien Tellier.

Viviane DURAND

Soprano

Parallèlement à ses études universitaires de musicologie, elle poursuit sa formation vocale lyrique et baroque au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris, puis au Studio Versailles-Opéra. Elle est lauréate du concours Voix Nouvelles à l’âge de 18 ans…
Elle participe à de nombreux festivals et productions : Berlin, Strasbourg, Versailles, Palerme et Paris, sous la direction de chefs prestigieux C. Rousset, S. Rattle, W.Christie. K. Nagano…
Membre du Choeur Accentus de L Equilbrey, choriste au Théâtre du Châtelet et à l’Opéra Comique, elle intègre ensuite la troupe soliste de l’Opéra de Lyon.
Elle y interprète de nombreux rôles : 1ère dame dans la Flûte Enchantée; la mère dans Hänsel et Gretel, la fée dans Pinocchio, Rosine dans Figaro…
Artiste concertiste, on peut l’entendre lors de nombreux récitals (mélodies, Lied, opérette…) , soli d’oratorio (Bach, Purcell, Fauré, Brahms…), musique de chambre en trio (CD Schubertiades/clarinette-voixpiano), ensemble de musique baroque (CD en préparation : airs royaux et pastouraux avec chalumeau) Artiste enseignante, elle est aussi, passionnée par la pédagogie vocale. Titulaire du CA (Certificat d’Aptitude), elle est professeur au Centre de Musique Baroque de Versailles, ainsi qu’au CRR de Clermont-Ferrand. Artiste chef de choeur, elle dirige le Choeur de Chambre de Clermont-Ferrand.
Aimant faire partager ses expériences et sa connaissance à un public varié et nombreux… mêlant jeunes chanteurs professionnels, choristes amateurs, chefs de choeur, comédiens, futurs avocats…, elle est sollicitée pour de nombreuses master-classes et de nombreux stages (Chengdu en Chine, Ars Antonina sur Nice, 1001 notes en Dordogne, Musique de Chambre MVM dépt du Cher…).

L’orgue dans tous ses états

Les Métiers d’Art de la facture d’orgue

Centre National de Formation de la Facture d’ d’Orgues (CNFFO – Eschau)
21, rue des Fusiliers Marins – BP 30415 Eschau -67412 Illkirch Cedex

Le Centre de Formation de la Facture d’Orgues d’Eschau, le seul en France, a été créé en 1985. Géré par la Chambre de Métiers d’Alsace, il dispense les formations conduisant par la voie de l’apprentissage aux BAC PRO Facteur d’Orgues – option Organier et option Tuyautier. Il accueille les apprentis des entreprises de facture d’orgues de toute la France étant le seul centre de formation dédié à ce métier en France. Le CFFO trouve sa place au sein d’un Centre de Formation d’Apprentis (CFA) géré par la Chambre de métiers d’Alsace. En 1979 se forme le Groupement professionnel des facteurs d’orgues (GPFO) avec pour premier objectif : la pérennisation du métier avec la création d’un certificat d’aptitude professionnelle « facteur d’orgues » qui est un diplôme de l’Éducation nationale de niveau V, se préparant dans le cadre d’un contrat d’apprentissage de trois années.

 

 

En parallèle à la création de ce nouveau diplôme, il fallait créer une école avec un financement, des enseignants et une structure. Pour le financement, les services de l’Etat ont été sollicités. Le GPFO se chargeant de la formation professionnelle, la solution pour les matières générales a été de rejoindre un Centre de formation d’apprentis (CFA). La région Alsace et sa Chambre de métiers ont accepté la demande. Ainsi la structure était trouvée tant pour ce qui concerne les locaux (ateliers et salles de cours) que pour la gestion de l’ensemble.
En septembre 1985 débute la première formation au Centre national de formation d’apprentis facteurs d’orgues (CNFA-FO), seul centre de formation pour la facture d’orgues en France. Le 26 avril 1996, création du CAP tuyautier en orgue, pour compléter cette formation unique. En 2013, le CNFA change de nom et devient le Centre de formation de la facture d’orgues (CFFO) Le 8 mars 2014, parait le décret d’application [archive] portant création de la spécialité « artisanat et métiers d’art – facteur d’orgues » du baccalauréat professionnel avec options :
Facteur d’Orgues Organier et Facteur d’Orgues Tuyautier.
Les deux anciens diplômes niveau V (CAP facteur d’orgues et Tuyautier en orgues) disparaissent au profit du BAC PRO niveau IV . (La dernière cession pour les CAP a lieu en juin 2016)

Un savoir-faire prestigieux depuis cinq siècles…

Métiers d’art par excellence, la facture d’orgues nécessite des compétences artistiques, musicales et culturelles très étendues.
Chaque orgue est unique, ce qui lui confe re tout son caracte re et sa majesté. Conçu en fonction de son époque, de son rôle et de l’architecture qui le recevra, l’élaboration de chaque instrument est un témoignage historique exceptionnel. Le facteur d’Orgues en est le gardien car il entretient et restaure les orgues a  tuyaux, dans le respect des différentes techniques, étroitement liées aux répertoires musicaux, classiques ou contemporains. Trois activités concernent la facture d’orgue : la restauration, la création et l’entretien.
Actuellement, seule la moitié a une activité de » fabrication d’orgues neufs. Pour le reste il s’agit de restauration d’instruments classés monuments historiques, ou non classés pour les plus récents.
L’orgue est un des éléments majeurs de la vie liturgique, artistique et culturelle, il est d’ailleurs « le roi des instruments ». Pour ne citer qu’un exemple, l’orgue de Notre- Dame de Paris comprend a lui seul, cent neuf jeux, plus de 8 000 tuyaux, répartis sur des plans sonores d’une extraordinaire richesse !
Transmettre ces savoir-faire complexes, tout en s’adaptant aux évolutions du marché, demeure un véritable défi pour tous les acteurs de cette remarquable profession.

80 facteurs d’orgues en France

Plus de 8 700 orgues en France

Victor MANGEOL

 

Après avoir passé un CAP d’ébéniste au Lycée de Neufchâteau (Vosges), Victor MANGEOL poursuit ses études en faisant un apprentissage en facture d’orgues dans les Ateliers de Bernard Aubertin à Courtefontaine (Jura), Jean Baptise Gaupillat à Noviant aux Prés (Meurthe et Moselle) et enfin dans la Manufacture d’orgues de Freddy Bauer à Sarralbe (Moselle). Il termine son apprentissage par une formation de tuyautier en orgues. Cette formation de facteur d’orgues a été suivie en Alsace auprès du Centre de formation d’apprentis d’Eschau- Ecole Nationale des facteurs.

Après cette première étape, il poursuit son apprentissage en étudiant le monde très particulier de l’harmonium et en créant, en complément de son activité de salarié dans la manufacture Bauer, son propre atelier de facture et restauration d’harmoniums. Instruments après instruments les connaissances s’accumulent et le savoir s’élargit de la restauration à la fabrication de pièces neuves en copie de pièces anciennes. Victor Mangeol, dont les journées sont ainsi bien remplies, travaille dans toute la France et à l’étranger et n’hésite jamais à partager ses  connaissances par passion pour ces instruments uniques ; qu’il a aussi plaisir à jouer.En 2016, il est Lauréat du concours Défi’Lor et obtient un prix de 4000€ pour le projet de création d’entreprise dans le domaine de facture d’orgues et d’harmoniums.En 2017 il est lauréat de la Fondation Banque Populaire pour l’innovation au sein de la musique mécanique. Il seconde le responsable di secteur et enseignement professionnel, Michaël Walther.

Autour de l’orgue

L’orgue, instrument à vent multiforme, composé de tuyaux (un par note) alimenté par une soufflerie et actionnés par un ou plusieurs claviers…
Télécharger pour en savoir plus : Autour de l’orgue

L’orgue dans tous ses états

Concert :  » Trompette et orgue « 

Toutes les saisons

2012

La Voix et le Sacré

2013

Chemins vers l’extase

2014

La musique sacrée juive

2015

L’Opéra et le Sacré

2016

À la croisée des chants sacrés et des chansons traditionnelles

2017

Le Sacré chez Luther, Bach, Telemann