2017

Luther – Bach – Telemann

Vendredi 29 et Samedi 30 Septembre

Prolégomènes

Die Noten machen den Text lebendig/Les notes donnent vie au texte (M. Luther)

Croisant le Jubilé de la Réforme et le 250e anniversaire du décès de Telemann, les conférences et les concerts de Vox aurea-Via Sacra 2017 focalisent autour de trois personnalités.

Luther – Bach – Telemann

Il y a 500 ans, le premier des trois constitue les bases des premières Églises protestantes. Deux siècles après, au temps du Baroque et des Lumières, les deux autres Incarnent une pensée musicale qui, dès le XVIIIe siècle, s’inscrit, dans le paysage européen. La synergie entre les deux premiers est bien connue. Le 250e anniversaire de décès du troisième offre l’occasion de le célébrer également comme un maître incontesté de la musique protestante.
Dans un contexte d’anxiété, mais aussi de progrès, la Réforme commence avec M. Luther, moine catholique dans le Saint-Empire, U. Zwingli à Zurich, puis M. Bucer à Strasbourg. Lors de son séjour en cette ville, J. Calvin découvre les psaumes que ce dernier fait chanter à l’assemblée. Entre 1539 et 1562, Il fait élaborer le Psautier de Genève par des poètes et des musiciens français. Cl. Goudimel (V. 1520-1572), par exemple, réalise pour les familles des harmonisations de ces chants officiels, telles les pièces chantées lors du concert en l’église.
Qu’en est-t-il du chant dans le culte luthérien et réformé ? Considérant la voix et le sacré, il s’agira, selon une approche interdisciplinaire, de déterminer comment la voix chantée est sacralisée dans la théologie et la liturgie mêmes de Luther et, postérieurement dans l’univers de G. Ph. Telemann, et de J. S. Bach, très proche de M. Luther dans sa démarche spirituelle. Le concert offrira quelques chants de l’Église réformée.
Pour M. Luther, la musique accroît l’éloquence des textes bibliques. Mettant le Christ au centre du culte, il écrit lui-même et fait composer de nouveaux chants en allemand – les chorals – et remodeler des chansons profanes, autour de l’Incarnation, la Croix et la Résurrection. Il fait aussi chanter des psaumes en vers regroupés en strophes, également traduits.
Un de ses proches amis, le peintre L. Cranach l’Ancien (1472-1553) est à l’origine d’une abondante iconographie emblématique de la Réforme. Son art offre au regard les thématiques qui nourrissent la théologie de Luther et sous-tendent, au centre de la liturgie, le chant des chorals, des psaumes et des cantiques.
Dans une Allemagne encore marquée par les désastres de la Guerre de Trente Ans, mais à la reconquête de son renouveau dans la paix d’une tolérance religieuse, des musiciens nés à l’aube des Lumières (autour de 1685) dans des milieux imprégnés de luthérianisme sont destinés à la célébrité : Telemann, Mattheson, Bach, Haendel …
Dans un monde riche de défis inventifs, ces virtuoses du Baroque permettent à la voix, à l’opéra comme à l’église, de pénétrer les abysses de l’âme et d’exprimer toutes les passions et les aspirations humaines. Dans le musique sacrée, comment se fondent les textes de l’Écriture et la musique ? Quelle interaction : collision, collusion ?
G. P. Telemann (1681-1757), aux profondes racines luthériennes, est le plus prolifique des contemporains de Bach avec, à côté de compositions profanes, un abondant catalogue de lyrisme sacré. Il laisse 49 passions, 1800 cantates sacrées, dont certaines reprises par Bach dans les années 1730, des messes, des psaumes, des oratorios, et des motets à découvrir au concert du soir.
De son vivant, J. S. Bach (1685-1750) n’a pas, comme G. Ph. Telemann, l’oreille du public. Même si le monde enchanté de l’opéra ne lui est pas étranger, son art se forme et demeure dans une relation étroite au luthérianisme. Liturgie du Verbe, sa musique exprime la richesse spirituelle et les correspondances extraites de la Bible qu’il lit, celle de 1545 de M. Luther, socle de toutes ses compositions. Aussi sa rhétorique musicale, en intime rapport avec le texte, exprime-t-elle l’essence de la pensée luthérienne. Irradié d’une perfection transcendante, son chant mystagogique s’adresse à l’homme intérieur en lui révélant « les choses divines humaines, et les choses humaines divines ».

 


Une mystérieuse alchimie de l’Or de la voix et de l’Or des chemins de l’exploration spirituelle faisant éclore ce double chiasme  :

Vox aurea, via sacra χ Vox sacra, via aurea

(Voix d’Or, voie sacrée χ Voix sacrée, voie d’Or)

Le programme

Vendredi 29 septembre 2017

CITÉ DE L’OR – PYRAMIDE DES MÉTIERS D’ART

  • 15h30-17h30 Atelier  » Chants de la Réforme  » C. BESCOND
  • 20h30 – Film Luther

Samedi 30 septembre 2017

CITÉ DE L’OR – PYRAMIDE DES MÉTIERS D’ART

  • 8h30 Accueil

  • 8h45 – Propos liminaires Th. VINÇON, Maire de Saint-Amand-Montrond

  • 9h – Cranach peint la théologie de Luther J. COTTIN

  • 10h– Luther et le chant : chorals, cantiques… B. FÖLLMI

  • 11h-11h15 pause

  • 11h 15 – Deux siècles après : Le lyrisme de Telemann au service de la Réforme É. LEBRUN –

  • 12h30 Buffet 

  • 14h 15 – Bach chante la théologie de Luther B. FÖLLMI

  • 15h15 – Chants de la Réforme

  • 16h15 pause

  • 17h Spectacle Le Songe de Luther

  • 18h45 Buffet

 

CENTRE-VILLE – ÉGLISE SAINT-AMAND

  • 20h30 Concert Bach – Telemann

Film : Luther

Sortie États-Unis : 26 septembre 2003
France : 17 décembre 2008
Réalisateur : Éric Till
Musique : Richard Harvey
Joseph Fiennes : Martin Luther
Alfred Molina : Johann Tetzel
Jonathan Firth (en) : Girolamo Aleander
Claire Cox (en) : Katharina von Bora
Peter Ustinov : Frédéric III de Saxe
Bruno Ganz : Johann von Staupitz
Uwe Ochsenknecht : Léon X
Mathieu Carrière : Cardinal Cajetan
Benjamin Sadler (en) : Georg Spalatin
Jochen Horst (en) : Andreas Karlstadt
Torben Liebrecht (de) : Charles Quint
Maria Simon (en) : Hanna
Lars Rudolph : Philipp Melanchthon
Marco Hofschneider : Ulrich Zwingli
Christopher Buchholz : von der Eck
Timothy Peach (en) : Karl von Miltitz
Tom Strauss : L’électeur Georges de Brandebourg-Ansbach
Gene Reed (de) : Jean de Saxe
Anian Zollner (de) : L’électeur Philippe de Hesse
Johannes Lang : Le prince-archevêque Albert de Brandebourg.

Martin Luther, ayant échappé de justesse à la foudre lors d’une tempête, décide d’abandonner ses études de droit pour rejoindre le monastère augustin. C’est là qu’à la lecture de la Bible, il élabore peu à peu un certain nombre de théories, qui remettent en question les pratiques de l’Église catholique. Bien qu’excommunié par le pape Léon X, il poursuit sa lutte pacifique…

Plus provoquant qu’un livre d’histoire, ce film mélange habilement l’action et le drame pendant l’une des périodes les plus révolutionnaires de l’histoire, au moment où le Moyen Âge cède le pas à la Renaissance, quand les convictions et les certitudes d’un homme changèrent le monde établi.

Atelier : Chants de la réforme

Le plaisir de la découverte et du « chanter ensemble » des pièces de Luther, Bach, Telemann…
Cet atelier ne requiert pas forcément une pratique musicale confirmée.
Il répond à ces objectifs :
– approcher le développement d’une technique vocale tout en abordant des pièces monodiques et, si possible, polyphoniques,
– explorer sa propre créativité vocale par une préparation à l’écoute de soi, de son corps,
– analyse succincte et remettre dans leur contexte de pièces de Luther et ses musiciens, de Bach, Telemann…

Coline BESCOND

Coline BESCOND a suivi des études à la faculté de Musicologie de l’Université de Tours jusqu’au CAPES en 1989, puis des études de direction de Choeur au Centre D’Art Polyphonique d’ÎIe de France jusqu’en 1995.
Elle s’est formée à la musicothérapie à l’Institut National d’Expression, de Création, d’Art et de Thérapie (INECAT) de 2011 à 2013. Après de longues années d’enseignement en Écoles de Musique en Touraine, elle s’est investie dans la création d’ateliers et dans des actions permettant à des publics variés d’aller à la rencontre de leur propre musicalité.
L’objectif de l’association Domilune, qu’elle a créée et dirige à Bourges depuis 1999, est de donner à chacun l’élan de déceler sa fibre artistique singulière, que l’on ait ou pas de pratique musicale. Les ateliers Domilune sont le lieu de l’exploration vocale où la personne peut lâcher prise, se laissant guidée dans un cadre rassurant, découvrant sa propre expression, au moins authentique, au mieux artistique. M. Luther, choral « Ein feste Burg », Geistliche Lieder (impr. à Wittenberg, J. Klug, 1533)

Beat Föllmi

Beat FÖLLMI est professeur de musique sacrée et d’hymnologie à la Faculté de Théologie protestante de l’Université de Strasbourg. Il a fait des études de musicologie et de théologie protestante à l’Université de Zurich et de Strasbourg. Ses recherches portent sur le chant des psaumes dans la tradition réformée, en particulier pendant les conflits politiques et religieux, ainsi que sur la réception des thèmes bibliques dans la musique. 

Il est, en outre, spécialiste de l’hymnologie protestante des XVIe-XVIIIe siècles. Il pilote, avec l’Université de Mayence, le projet HDB (Hymnological Database), la plus importante base de données de chants spirituels. Depuis 2001, il est directeur de l’Édition critique du compositeur suisse Othmar Schoeck (Othmar Schoeck, Sämtliche Werke, Zurich, éd. Hug Musikverlage), sous le patronage de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales (ASSH). 
Son ouvrage sur le compositeur Othmar Schoeck (Genève, éd. Papillon, 2014) a reçu le Prix des Muses de la Fondation Singer-Polignac. 

Champs de recherche 

Réception de la Bible dans la musique ; Chant des psaumes, en particulier dans la tradition réformée ; Musique spirituelle contemporaine ; Hymnologie ; Musique et identité. 

Parmi ses publications 

« D’un lieu à un autre : Les Litanies pour Ronchamp », dans P. Michel (éd.), Gilbert Amy : le temps du souffle. Textes et essais sur sa musique, Lyon, 2015, p. 83-96.
« Le chant des psaumes des Réformés flamands et néerlandais aux XVIe et XVIIe siècles », dans D. Frey, Ch. Grappe et M. Wieger (éd.), Usages et mésusages de l’Écriture. Approches interdisciplinaires de la référence scripturaire, Strasbourg, 2014 (Écriture et Société), p. 139-156.
« La voix muette : la représentation musicale de Ponce Pilate », dans J.-M. Vercruysse (éd.), Ponce Pilate (Graphè 22), Arras, 2013, p. 157-174.
« La psalmodie anglaise du XVIe siècle à Isaac Watts (1719). Les mutations d’un genre », Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses 91/2 (2011), p. 157-182.
« Le Psautier de Calvin : théologie, pratique, usage », Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses, 89 (2009/4), p. 473-488.
« Calvin und das Psalmsingen. Die Vorgeschichte des Genfer Psalters, Zwingliana XXXVI (2009), p. 59-84.

 

Jérôme Cottin

Docteur (Université de Genève), JÉRÔME COTTIN est professeur la faculté de théologie protestante à l’Université de Strasbourg (Unistra), professeur associé à l’Institut supérieur de théologie des Arts du Theologicum de l’Institut catholique de Paris, membre de plusieurs équipes de recherches, codirecteur de la collection nommée Théologie pratique-Pédagogie-Spiritualité (Lit Verlag, Münster)…, membre de comités scientifiques, directeur éditorial du site: www.protestantismeetimages.com),

Il fut suffragant pastoral dans les églises vaudoises italiennes de Catania, Vittoria, Riesi (Sicile) et puis pasteur (Saint-Étienne ; Pays de Gex -Ferney- Voltaire et Divonne-, Chamonix -Vallée de l’Arve).

Champs de recherche

Théologie de la Parole articulée au monde des images ; Esthétique théologique ; Art contemporain dans ses relations avec le spirituel, l’héritage du christianisme ; Iconographie biblique ; Médias et nouveaux médias ; Catéchétique et pédagogie religieuse ; Catéchèse visuelle ; Pédagogie religieuse ; Liturgie du culte protestant, sacrements ; Symboles et symboliques ; Calvin ; Renouveau et développement des c8ommunautés chrétiennes ; Théologie des ministères/du ministère pastoral…

Parmi ses publications

Quand l’art dit la résurrection. 8 oeuvres, VIe-XXIe siècle, Genève, Labor et Fides, 2017.
Le Christ réenvisagé. Variations photographiques contemporaines, Gollion (CH), In folio, 2016.
« Luther, collaborateur de Cranach », Almanach Protestant 2015, Strasbourg, p. 100-104. Evangéliser.
Perspectives oecuménique et européenne, avec E. Parmentier, Münster, 2015.
Catéchèse protestante et enseignement religieux, Bruxelles-Genève, 2013.
Spiritualité contemporaine de l’art. Approches théologique, philosophique et pratique, Genève, 2012.
« Cranach et le protestantisme », à l’occasion de l’exposition Cranach (Bruxelles, Paris, 2010, 2011).
Calvin et la modernité de Dieu, Strasbourg, 2008. La mystique de l’art. Art et christianisme de 1900 à nos jours, Paris, 2007.
Vers un christianisme virtuel ? Enjeux et défis d’Internet (avec J.-N. Bazin), Genève, 2001.
Confessions de foi réformées contemporaines (avec H. Mottu, D. Halter, F. Mozer), Genève, 2000.
Dieu et la pub ! (avec R. Walbaum), Paris-Genève, 1997.
Le regard et la Parole. Une théologie protestante de l’image, Genève, 1994.
Jésus-Christ en écriture d’images. Premières représentations chrétiennes, Genève, 1990.
« Cranach, Luther et les arts visuels », article à paraître dans La Vie (numéro spécial 500 ans Réforme)
Arts Sacrés (numéro spécial 500 ans Réforme)
Revue d’Histoire et de Philosophie Religieuses (numéro spécial 500 ans Réforme) 

Éric Lebrun

L’un des grands organistes de notre temps, Éric Lebrun a fait ses études au Conservatoire de Paris, où il a obtenu de très hautes distinctions, dont un 1er Prix d’orgue dans la classe de M. Chapuis. Lauréat et finaliste de concours internationaux (orgue, composition, musique de chambre), il est nommé en 1990 organiste titulaire du grand orgue de l’église Saint-Antoine des Quinze-Vingts à Paris (où il enregistre notamment les oeuvres complètes de J. Alain, de M. Duruflé et de C. Franck). Il constitue un duo à quatre mains avec Marie-Ange Leurent, et collabore comme soliste avec de nombreux orchestres et choeurs. Compositeur, il est l’auteur d’une vingtaine d’oeuvres, allant du violon seul à l’oratorio.

Musicologue, il travaille avec Jean Maillard, Brigitte François-Sappey, Jean Saint-Arroman, avec lequel i il participe à la reconstitution de la musique d’offices complets du XVIIe siècle. Il donne, en 2017, une conférence sur Telemann au festival « Bach en Combrailles ».

Titulaire des Certificats d’Aptitude aux fonctions de professeur d’orgue, de culture musicale et de directeur, il a occupé des postes d’enseignement au Conservatoire de Fontainebleau, à la Sorbonne ; il dirigea l’École Nationale de Musique et de Danse de Cachan. Il est le fondateur du Département de Didactique du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il est aujourd’hui professeur d’orgue au Conservatoire National de Région de Saint-Maur-des-Fossés, professeur invité permanent du Conservatoire de Zwolle (Hollande) et directeur artistique des Académies d’orgue d’Issenheim et de Sarlat.

Parmi ses publications musicologiques

Buxtehude, Paris, Bleu-Nuit Editeur (coll. « Horizons », 7), 2006
(doni il enregistre l’oeuvre d’orgue en 6 CDs avec M.-Ange Leurent, Bayard-Musique-Grand prix du disque de l’Académie Charles Cros) Bach, Paris, Bleu-Nuit Editeur, (coll. Horizons », 54), 2016.

Spectacle : Le songe de Luther

Texte : Christine Brückner – Musique : Johann Sebastian Bach
(spectacle créé au Festival Bach en Combrailles en août 2007)
S. Pluyaut , orgue ; F. Hill, ténor ; E. Cordoliani, comédienne ; durée 1h20

Au moment de se mettre au lit, l’épouse de Luther, Katarina von Bora, peut enfin questionner son pieux mari sur sa doctrine. Les Écritures, elles les a lues et relues, mais comment faire habiter sous le même toit la pensée et la pratique ? Heureusement, là où les réponses manquent souvent, la musique de Bach et les psaumes de Luther sont un baume sur le coeur perplexe de Katarina…

Extrait de presse (Gilles Cantagrel, La Montagne, 13 août 2017)

« Au moment de se mettre au lit, Catherine Von Bora, épouse Luther peut enfin questionner son pieux mari sur sa doctrine ”. Tel était le thème, samedi dernier, de cette évocation en musique conçue par Emmanuelle Cordoliani, avec la complicité de trois merveilleux interprètes, le claveciniste Raphaël Collignon, le gambiste Lucas Guimaraes Peres, et le jeune Jérôme Billy, ténor idéal que l’on souhaite retrouver en Combrailles. Jean-Sébastien Bach était un grand chrétien, luthérien fervent. Toute sa musique le dit. Sévère ? Jamai ! Car, comme Luther, homme de chair et de sang, il aimait la vie, en plein accord entre sa foi et son quotidien. Sa religion exalte le bien vivre en même temps que la méditation, la joie de tous les jours, la famille et les amis, le rire et la bonne chère : tout est bon pour louer Dieu dans tous les aspects de sa création. Emmanuelle Cordoliani le dit bien : « Pour Luther, la musique est la lumière de sa vie, elle se confond avec Dieu ». Comme pour Bach. Et dans ses questionnements, elle nous invite à faire de la théologie sans le savoir. Tout cela dans une simplicité, un naturel, une apparente naïveté « sincérité joyeuse » qui ont enchanté les auditeurs, spectateurs d’une mise en espace subtile, évoquant les tableaux des maîtres anciens. En contrepoint, les extraits d’oeuvres de Bach ont participé à merveille à cette évocation tour à tour drôle, émouvante et inspirée, d’une rare qualité. Une parfaite réussite ».

Christine BRÜCKNER

Christine BRÜCKNER (1921-1996), fille d’un pasteur, a étudié l’allemand, la psychologie et l’histoire de l’art, alors qu’elle gagnait sa vie en tant que cuisinier, chef de la cantine, comptable et chercheur à l’Institut d’Art de Marburg. Plusieurs de ses livres ont atteint des millions d’exemplaires. Elle traite de sujets humains élémentaires, basés sur sa vision du monde protestant.

Emmanuelle Cordoliani

Emmanuelle CORDOLIANI, à sa sortie du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, est cooptée dans l’aventure de l’Institut Nomade de la Mise en scène. Rapidement transfuge du Théâtre vers l’Opéra, sa préférence reste aux répertoires rares et aux projets atypiques, entremêlant texte et musique, qu’elle imagine dans le cadre de sa compagnie CAFÉ EUROPA. Cet exil choisi la conduit vers l’enseignement (CNSMDP, Sciences-Po, Institut Français…), et vers la médiation culturelle (Ensemble Intercontemporain, Orchestre de Paris…).

À l’invitation des Festivals d’Aix en Provence, de l’Emplir et Sevicq Brezice, elle approfondit un travail de création en compagnie d’instrumentistes, à la fois en qualité de dramaturge et d’interprète. Elle est lauréate de la Bourse Beaumarchais-SACD 2012 pour le livret de La Jeune Fille sans Mains. Elle est la fondatrice et le community manager du groupe Facebook Une certaine dose de poésie. Elle mettra en scène L’Enlèvement au Sérail de Mozart à l’Opéra de Clermont-Ferrand en décembre prochain.

 

Florian Hille

Né a Schwerin (Allemagne), Florian Hille commence son parcours musical à l’âge de cinq ans dans la classe de piano du Conservatoire régional de Mecklembourg (Poméranie Occidentale). Après avoir découvert le chant, il intègre le Conservatoire National de Berlin « Hanns Eisler » dans la classe d’Alexander Vinogradov, où il étudie également le Lied et l’Oratorio auprès de Wolfram Rieger.

Lauréat du concours national « Jugend musiziert » ainsi que du concours international « Musique Proscrite », Florian pousse toujours plus avant sa recherche technique et interprétative à l’occasion de Masterclasses dirigées par de grands artistes et pédagogues comme Rudolph Piernay, Dietrich Fischer-Dieskau, Thomas Quasthoff ou Margreet Honig.

Après un Erasmus, il intègre le Conservatoire National de Paris dans la classe d’Elène Golgevit, et y obtient son Master de chant mention TB en juin 2015.

Florian débute sa carrière à l’Opéra de Kiel, dans le cadre du « Schleswig Holstein Musikfestival », dans le rôle de Jésus dans La Passion selon Saint-Jean de Bach, mise en scène par Robert Wilson.

Depuis, il a eu la possibilité d’approfondir ses expériences sur scène lors de nombreuses productions : Rôle de Bartolo dans Le Nozze di Figaro de Mozart, de Don Profondo dans Le Voyage à Reims de Rossini (production du CNSMDP), basse dans le Requiem de Mozart avec l’Orchestre symphonique de Singapour dirigé par Rolf Beck et dans Jeanne d’Arc au Bûcher de Honegger au Festspielhaus de Salzbourg…

Il se consacre également à la musique de chambre avec l’Ensemble musical Maja dirigé par Bianca Chillemi. C’est à cette occasion qu’il se découvre un vif intérêt pour le répertoire contemporain en tant que soliste avec des oeuvres comme …, den 24. xii.1931 de M. Kagel.

Sylvain Pluyaut

Sylvain Pluyaut a débuté la musique par l’étude de l’accordéon et du piano dans sa famille. Imprégné de musique populaire, au terme d’études et de nombreuses distinctions dans les Conservatoires de Troyes, Dijon, Besançon, il est devenu professeur d’orgue au CRR de Dijon, et organiste co-titulaire des orgues historiques Riepp-Callinet de Semur-en-Auxois en 2005. En 2016, il est confirmé dans ses fonctions d’organiste à la cathédrale de Dijon.

Sylvain Pluyaut est, par l’étude et l’expérience, un artiste rompu à toutes les l’disciplines de l’art de l’organiste, c’est à dire l’interprétation, l’harmonisation, accompagnement, l’improvisation et la musique d’ensemble. Son style allie une connaissance profonde de la tradition, mais aussi la fantaisie, la virtuosité, et l’esprit… Il a été de 2008 à 2012, puis de nouveau en 2016, professeur d’improvisation et d’accompagnement pour la formation des organistes liturgiques russes à la cathédrale catholique de Moscou.

Digne disciple de Michel Chapuis, Pierre Pincemaille et Thierry Escaich, organiste inclassable et indépendant, Sylvain Pluyaut a été longtemps recherché comme accompagnateur de choeurs français ou étrangers les plus prestigieux (Arsys Bourgogne, Maîtrise de la Cathédrale de Dijon, Ensemble Joseph-Samson), de solistes (F. Chatoux, T. Caens, du trio Caens-Cazalet-Becquet, Fabienne Conrad) et d’orchestres symphtoniques (Orchestre National de Lyon, de Lorraine, d’Île de France, de Picardie, etc.).

En 2013, Vincent Berthier de Lioncourt, fondateur du Centre de Musique Baroque de Versailles a confié à Sylvain Pluyaut la tâche de travailler et de faire découvrir l’oeuvre d’orgue de son père Jacques Berthier, compositeur universellement connu des liturgistes, et auteur d’une oeuvre d’orgue inouïe. Cette oeuvre d’orgue a été l’occasion d’une série de récitals, qui a culminé le 20 juin 2015 à Notre-Dame de Paris et a été enregistre••e par le studio Bayard Presse sur le grand orgue aux mille couleurs de la cathédrale de Dijon. En 2016, il donne une vingtaine de récitals et concerts, en France, en Pologne, Allemagne et en Russie.

Patrick Heimann

Claveciniste, continuiste, chef de choeur et flûtiste à bec, Patrick Heilmann suit l’enseignement de Christian Ott, Michaël Parisiot, Aline Zylberajch, Sébastien Wonner (clavecin), Jean-Marc Labylle, Michelle Tellier, Denis Raisin-Dadre (flûte à bec) aux Conservatoires de Brest, Paris (15e et 6e arrondissements), Strasbourg, Besançon et Tours.

Parallèlement à son activité d’accompagnateur au Conservatoire de Besançon, aux Ateliers de musique ancienne des Traversées Baroques à Dijon et au Pôle d’Enseignement Supérieur de Bourgogne, il développe son activité de continuiste et de flûtiste à bec au sein de différents ensembles comme Ductus (dont il est co-fondateur), la Compagnie des Violons du Roy, les Traversées Baroques, Arsys Bourgogne, L’Ensemble Vocal de Bourgogne, la Chorale de Beaune en Bourgogne ou l’ensemble Calisto. Il est régulièrement sollicité pour accompagner les classes de maîtres d’Agnès Mellon, Jean-Paul Fouchécourt à Dijon, de Noémie Rime, François Bazola à Tours ou encore de Christian Immler à Fribourg.

Afin de défendre le répertoire vocal du XVIIIè siècle, il crée en 2015, à Dijon, l’ensemble à géométrie variable « Le Songe du Roi ». Il prend la direction de l’ensemble vocal « Dolois Alcina » en septembre 2016 qui aborde un répertoire allant de Monteverdi à Mozart. Enfin, la radio RCF en Bourgogne lui accorde sa confiance en lui donnant l’opportunité de produire, depuis septembre 2016, l’émission musicale Tenue Classique Exigée diffusée le dimanche à 17h.

Ensemble « Le Songe du Roi »

Tirant son nom du tableau représentant l’arbre de Nabuchodonosor (livre de Daniel) du peintre Leonard Lamb, « Le Songe du Roi » est un ensemble vocal fondé a• Dijon, par Patrick Heilmann, en septembre 2015. La vocation de cet ensemble à géométrie variable est de promouvoir le répertoire vocal italien et allemand du XVIIIe siècle, ainsi que le répertoire gravitant autour de la Réforme protestante (Psautier de Genève). Un pied dans l’humanisme, l’autre dans les Lumières, « Le Songe du Roi », en côtoyant les répertoires musicaux de ces deux époques, désire sentir, comprendre et glorifier ces deux plaques tectoniques de notre histoire moderne.

Toutes les saisons

2012

La Voix et le Sacré

2013

Chemins vers l’extase

2014

La musique sacrée juive

2015

L’Opéra et le Sacré

2016

À la croisée des chants sacrés et des chansons traditionnelles

2017

Le Sacré chez Luther, Bach, Telemann