2015

L’Opéra et le Sacré

Vendredi 25 et Samedi 26 Septembre

Prolégomènes

Les liens qui unissent la musique lyrique et le grand public ont évolué. Jadis élitiste et bourgeois, en pleine crise dans les années 80, l’opéra est aujourd’hui à la portée de tous par les retransmissions filmées, les compilations, les publications de toutes natures, les réductions tarifaires et, d’une manière fugace, des clips publicitaires. Se réinventant dans le métro, les stades…, objet d’une nouvelle demande pédagogique en faveur des jeunes, il est en passe d’appartenir aux références culturelles de tout un chacun.

Pour certains, c’est une vraie passion, voire une drogue, souvent partagée sur les blogs. Les amateurs d’art lyrique n’hésitent pas à se rendre en divers points du monde pour entendre leurs œuvres et artistes de prédilection, quitte, avant l’ère d’Internet, à attendre des heures durant pour obtenir les meilleures places. À la suite de Michel Poizat, les théories psychanalytiques de Jean-Michel Vivès, Slavoj Žižek… ou du philosophe Stanley Cavell… expliquent ce phénomène par la fascination de la voix, objet pulsionnel et de jouissance… le grain avant le signifiant, qui stupéfie, y compris quand l’opéra va jusque dans les brasseries et sur les places, comme le montrent ces flash mobs opéra mis en ligne.

L’opéra : Vox aurea, certes.

Mais, l’opéra : Via sacra ?

Cette 4ème édition de Vox aurea-Via sacra se propose d’expliquer ce que l’opéra recèle de traces du sacré. De l’ancienne Égypte au Moyen Âge, en passant par le théâtre antique grec, d’Orient en Occident, il s’enracine dans des contextes cultuels. Issus des drames liturgiques, les ludus/jeux, puis les mystères — des opéras sacrés en quelque sorte — étaient une incarnation des récits évangéliques, évoqués par les Pères de l’Église occidentale et grecque, comme l’expliciteront en l’église Saint-Amand, Sœur Marie Keyrouz et ses chantres.

En Asie, d’anciennes formes théâtrales encore pratiquées à l’époque contemporaine, pourraient être la survivance d’anciens cultes magico-religieux, importés de l’Inde. Il en est de même pour l’emblématique Orphée de la mythologie antique, « le » sujet d’opéra dès ses débuts, qui est un passeur entre le monde visible et l’invisible. Il s’entretient avec les dieux en chantant ; il use de sa lyre pour charmer les animaux et les éléments : Invocatoire, en effet, sa musique et sa poésie questionnent l’Autre. Nous nous interrogerons sur des opéras postérieurs, au sujet inspiré par la Bible ou la vie des saints, et sur La Flûte enchantée de Mozart, pour sa décalque de rites initiatiques, sacrés sans pour autant être religieux.

Universel et particulier en même temps, codifié et socialisé, l’opéra est tissé des questionnements les plus profonds de l’homme, qui rejoignent les grands mythes de l’humanité ressortissant au sacré. Niant les frontières entre sacré profane, aussi parfois, entre savant et populaire, il les réactualise sans cesse. Ainsi, dépassant l’historicité de l’intrigue, la métamorphosant, il se fait un art réflexif s’appuyant sur une médiatisation au codage symbolique : la sonorisation du souffle — cette énergie vitale, qui façonne tous les plis de la voix.

Ancrées dans la codification d’un personnage, les voix d’opéra, à la fois personnelles et dépersonnalisées, se meuvent dans une aire transitionnelle entre l’intime et le collectif. « Elles nous traversent » (M. de Gaudemar). Les deux master class publiques de Ch. Schweitzer permettront de mesurer le travail pour sublimer le combat de la parole et de la voix, et parvenir, parfois, à l’expression seule, au-delà de toute signification, comme dans l’extrême aigu de la Reine de la Nuit…

Le concert de chants lyriques « Jeunes talents » fournira une illustration des aspects abordés, propos historiques, analytiques ou exemples puisés dans la pratique.

 


Une mystérieuse alchimie de l’Or de la voix et de l’Or des chemins de l’exploration spirituelle faisant éclore ce double chiasme  :

Vox aurea, via sacra χ Vox sacra, via aurea

(Voix d’Or, voie sacrée χ Voix sacrée, voie d’Or)

Le programme

Ateliers

CITÉ DE L’OR

JEUDI 24 SEPTEMBRE 2015

  • 10h-12h : Philippe DOSSIOS
  • 15h-18h : Sœur Marie KEYROUZ

Colloque

CITÉ DE L’OR

VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2015

  • 8h Accueil et thé vert
  • 8h 45 Propos liminaires – Thierry VINÇON, Maire de Saint-Amand-Montrond
  • 9h Introduction : Les racines de l’opéra dans le culte – Sœur Marie KEYROUZ – Marie-Reine RENON
  • 9h 30 Le Xây chầu đại bội : un rituel du théâtre classique vietnamien hát bội, dans les fêtes de temple – Yvonne DUONG, Université Paris IV-Sorbonne
  • 10h 15 Pause
  • 10h 30 Orphée, entre le monde visible et le monde invisible : une mythologie musicale – Jorge MORALES, Université Paris IV-Sorbonne
  • 11h 15 Les voix de Jeanne d’Arc sur la scène musicale, entre sacré et profane – Julie DERAMOND, Université d’Avignon
  • 12h Massenet et le sacré : l’amour charnel au péril de la foi ? Jean-Christophe BRANGER, Université de Lorraine
  • 13h Déjeuner
  • 14h 30 La Flûte enchantée de Mozart : un opéra sacré ? Didier PILLON
  • 16h Pause
  • 16h 15 – 18h15 Master class pulique (1) Autour de La Flûte enchantée (avec un « entracte ») Christine SCHWEITZER, soprano – Florent LATTUGA, pianiste
  • 19hDîner libre

CITÉ DE L’OR

SAMEDI 26 SEPTEMBRE

  • 14h – 16h Master class publique (2) Autour des aspects traités le vendredi matin – christine SCHWEITZER, soprano – Florent LATTUGA, pianiste
  • 16h Pause
  • 16h30 – 17h30 Autour de Faust de C. Gounod (projection) Roger Lévy, conférencier en art lyrique
  • 19hDîner

Concerts

ÉGLISE SAINT-AMAND

VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2015 à 21h : Sœur Marie KEYROUZ – Dramaturgie liturgique en Orient

CITÉ DE L’OR

SAMEDI 26 SEPTEMBRE 2015 à 21h : Jeunes talents – Florilège d’airs d’opéra

Les communications

SŒUR MARIE KEYROUZ

L’Oratorio ou l’Opéra Sacré. De la Liturgie au Théâtre dans le Moyen Âge oriental
Au début du Christianisme, les dialogues, très courts, du texte sacré de l’Église grecque deviennent de longues conversations, qui occupent une place de plus en plus importante dans le discours du célébrant. L’homélie se fait une véritable narration dramatisée. Elle devient un drame proprement dit, au Ve s. avec des personnages distincts liés aux diverses parties du dialogue. Le terrain était préparé par le caractère dramatique des éléments qui composaient la liturgie : récitatifs et chants, seuls ou alternés, chœurs avec orchestre, processions, acclamations et litanies. Un deuxième élément compléta le nouveau drame religieux : l’hymne populaire et les cantiques (sougitha) de saint Éphrem, à la forme dialoguée et toujours chantés dans l’Église maronite et syriaque. L’usage des représentations liturgiques survécut à la tempête iconoclaste. Les deux Églises orientales – byzantine-melkite et maronite – conservent encore de nos jours, un certain aspect théâtral dans leur culte et leur liturgie. Des exemples seront interprétés dans le concert en l’église Saint-Amand.

 

MARIE-REINE RENON

De la liturgie au théâtre lyrique dans le Moyen Âge occidental
Apparu vers 1000, le drame liturgique est une paraphrase entièrement chantée, plus ou moins développée, d’une fête célébrée par la liturgie chrétienne. Les cycles de Noël et de Pâques servent de canevas à ces développements, comme les fêtes des saints, de la Vierge. Puis, sont traités des sujets concernant les fins dernières de l’homme. Une période prospère débute dès le XIIe s. avec des « jeux » de Noël, de Daniel, de saint Nicolas…

Le drame liturgique se situe à l’intérieur des églises. Les textes liturgiques conservent leur mélodie propre, tandis que les tropes (commentaires) sont chantés sur une musique nouvelle (plain-chant, thèmes populaires)… Un Bréviaire manuscrit  (XVe s.) de Bourges contient les dialogues qui s’ébauchaient à Noël et à Pâques. Dans le même temps, aux deniers feux de l’automne médiéval qui s’estompait, sur les parvis des églises ou dans les arènes, les grandes Passions aux décors simultanés mobilisaient les foules…

 

YVONNE DUONG

Le Xây chầu đại bội, un rituel du théâtre classique vietnamien hát bội
Aujourd’hui, on peut voir des représentations de théâtre classique (ou opéra) vietnamien hát bội principalement lors de fêtes rituelles en l’honneur du dieu tutélaire qui se déroulent dans les temples communaux đình. Chaque đình du Sud du Việt-Nam est en effet tenu d’inviter une troupe de théâtre au moins une fois tous les trois ans pour ces occasions. Outre les pièces de répertoire qui servent de divertissement populaire après une longue saison de labeur, la troupe exécute un rituel appelé Xây chầu đại bội qui permet à la fois de remercier le dieu tutélaire d’avoir permis que l’année se déroule sans encombres, et de demander sa protection pour l’année à venir.

Il s’agira dans cette communication d’explorer un exemple singulier de rencontre entre opéra et sacré à travers le rituel du Xây chầu đại bội. Bien qu’il ne soit pas considéré comme faisant partie intégrante du répertoire – ce rituel est d’ailleurs ignoré dans la plupart des livres sur le hát bội, et n’est évoqué que dans les ouvrages consacrés aux religions et traditions populaires du Sud du Việt-Nam –, le Xây chầu đại bội comporte bien des caractéristiques de l’opéra vietnamien, que ce soit au niveau de la musique jouée et chantée, des costumes, des gestes, du texte écrit en sino-vietnamien, ou bien du contenu, qui, tout comme celui des pièces du répertoire de hát bội, est fortement inspiré par la culture chinoise.

 

JORGE MORALES

Orphée, entre le monde visible et le monde invisible : une mythologie musicale

Orphée est une figure musicale emblématique depuis la Renaissance, symbole de la transgression et du châtiment. Le mythe d’Orphée est construit sur un paradoxe, une ambivalence entre la douceur de son chant et la violence de sa fin tragique, entre l’échec de l’amour et le pouvoir de la musique. Cette contribution traitera de la question de la représentation théâtrale (le visible) et de l’immatérialité (l’invisible) du mythe, c’est-à-dire sa transformation musicale de Monteverdi à Gluck en passant par Luigi Rossi et Rameau. C’est donc grâce à la musique que le mythe ancien (Ovide, Virgile) se métamorphose en mythe moderne (Striggio, Calzabigi) et qu’il nourrit un imaginaire à mi-chemin entre le sacré et le profane.

 

JULIE DERAMOND

Les voix de Jeanne d’Arc sur la scène musicale, entre sacré et profane

Le mythe de Jeanne d’Arc se construit pleinement au XIXe et au début du XXe siècle et l’héroïne lorraine inspire de nombreux artistes, peintres, sculpteurs et compositeurs. Dans le domaine musical, Jeanne d’Arc devient le sujet principal de bon nombre de vaudevilles, cantiques, opéras, polkas et autres suites symphoniques, inspirant des compositeurs méconnus, de Michele Carafa à Auguste Mermet, ou célèbres tels Charles Gounod, Franz Liszt, Ernest Chausson et Arthur Honegger. En fonction des époques et des convictions des compositeurs et de leur librettiste, Jeanne d’Arc s’affiche tour à tour sur la scène opératique comme la patriote capable de résister face à l’envahisseur ou plus tard, comme la sainte, touchée par la grâce, qu’elle sera officiellement en 1920. Nous interrogerons ainsi la place du sacré sur la scène musicale, dans les opéras, pièces de théâtre avec musique et oratorios johanniques entre le début du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale, en nous intéressant notamment à la vocalité liée à la sacralité.

 

JEAN-CHRISTOPHE BRANGER

Massenet et le sacré : l’amour charnel au péril de la foi ?

Le sacré constitue une composante fondamentale des livrets mis en musique par Jules Massenet, qu’il soit d’inspiration chrétienne, païenne ou mythologique : du Roi de Lahore au Mage, d’Hérodiade au Jongleur de Notre-Dame, d’Ariane à Roma, le sacré revêt des formes les plus diverses et peut investir l’ensemble d’un ouvrage. Mais son expression reste le plus souvent indissociable d’une relation amoureuse, voire érotique avec laquelle elle entre en conflit. Cet aspect singulier de la dramaturgie du compositeur a fait l’objet de multiples commentaires, parfois hostiles ou ironiques, d’autant que ses opéras ont vu le jour à une époque où la société française était en pleine mutation : les premiers opéras de Massenet sont créés au début de la Troisième République, tandis que les derniers voient le jour peu après la séparation des Églises et de l’État.

Cette communication se propose donc d’étudier, afin de tenter d’en saisir le sens, une constance dramatique dans les œuvres d’un compositeur, dont la foi personnelle reste encore difficile à mesurer.

 

DIDIER PILLON

La Flûte enchantée de Mozart : un opéra sacré ?

Pour entreprendre, ne faut-il pas une part de  » génie  » en soi ? Or le génie pour rayonner a besoin d’apprendre et de travailler énormément. Il se nourrit et ne se développe qu’au contact des autres. Didier Pillon nous propose une approche originale du concept de  » génie  » par la découverte de l’univers sonore et artistique de Mozart sous un aspect nouveau : l’inspiration et le travail.

Lorsque à l’été 1791, Mozart travaille sa Flûte enchantée quelques semaines avant de mourir, pressent-il qu’il délivre un testament philosophique, qu’il écrit un opéra sacré, le pendant « lumineux » et joyeux de son Requiem ?

Ainsi, tout le monde admet aujourd’hui que derrière le conte de fée qu’est extérieurement La Flûte enchantée, se cachent des références plus ou moins prononcées à la Franc-maçonnerie, dont Mozart fut, dès son initiation le 14 décembre 1784, à la fois un membre assidu et un ardent défenseur. C’est en revanche sur la portée et la signification de la symbolique maçonnique que les commentaires divergent parfois de manière quasi contradictoire.

Nous découvrirons à l’aide de documents de l’époque, de lettres de Mozart et avec de larges extraits musicaux, ce qu’exprime cette œuvre magique, qui touche petits et grands de manière universelle et intemporelle !

 

ELENA VOZNESENSKAYA ET FRANÇOIS SOULET

Les prières dans l’opéra

Les ateliers

Philippe DOSSIOS

Opéra, Sacré et Méditation
10h-12h Jeudi 24 septembre (20 euros)

La méditation est l’art de se mettre à l’écoute de soi-même et du silence profond, qui nous habite au-delà des vicissitudes de nos esprits préoccupés et, parfois même, tourmentés. Une fois reconquis cet espace sacré et silencieux en nous-mêmes, nous sommes plus aptes à percevoir et apprécier la dimension spirituelle des expressions humaines tout aussi sacrées que sont la musique, le chant et l’opéra.
Le but de cet atelier est de découvrir par la pratique, comment le silence et les sons sont intimement reliés. Alors que les sons peuvent nous amener dans cet espace silencieux et tranquille de notre véritable nature, le silence intérieur nous permet d’être « enfin » véritablement à l’écoute et d’apprécier/d’aimer l’autre, la musique, l’opéra.

Programme :
Préparer notre corps à l’écoute en permettant à l’énergie bloquée de circuler librement, grâce à quelques exercices de Qi Gong très faciles à pratiquer.
Trouver à travers notre propre souffle humain le Souffle de Dieu, Rouah en hébreu, ou le Prana des hindous, pour relier, à l’intérieur de nous, le profane et le sacré, la matière (le fini) et le spirituel (l’infini) à l’aide de techniques de respiration spécifiques.
Apprendre à déplacer notre conscience du plan sonore vers l’arrière-plan silencieux de notre esprit par l’écoute de certains sons.
Certains sons inspirés du yoga des voyelles ou encore des sons de guérison pourront être utilisés, afin d’aider le corps et l’esprit à se synchroniser et à mieux se recentrer.

Publics concernés :
Toutes les personnes désireuses de découvrir ou de développer son espace sacré intérieur, afin d’accueillir pleinement les expressions du sacré que sont la musique, le chant, l’art lyrique.

Durée de l’atelier : 2 heures

Ancien chef d’entreprise, thérapeute et naturopathe passionné par le développement des individus vers une meilleure santé physique, psychologique et spirituelle, coach depuis 1998, Philippe Dossios étend son champ d’action de la simple fatigue passagère au surmenage menant au burn-out, en passant par tous les maux, petits et grands, jalonnant la vie quotidienne. À travers le temps sont nées des techniques visant à « reprendre la télécommande de notre esprit ». Il pratique aussi bien la PNL, la Neuro-Sémantique, l’EFT (technique de libération émotionnelle) que d’autres techniques associées au coaching et à des pratiques plus traditionnelles (Bouddhisme, Advaita, Loi d’attraction,  etc. ). Il enseigne la Méditation « non religieuse » (MNR), une approche qui, plus qu’une technique, est un état d’esprit.

Institut L’envol – Morges –  Lausanne – Genève – Paris – Nice
41 (0)79 637 60 25 – www.institut-lenvol.ch

Sœur Marie KEYROUZ

La Technique vocale entre l’Orient et l’Occident : Pose de voix, Langues et Résonance
14h30-17h30  Jeudi 24 septembre (30 euros)

La voix de l’Orient

Les différentes techniques vocales orientales : Byzantine, syriaque et arabe et leur rapport avec la technique classique occidentale. Langues, pose de voix et résonance.
Extraits des différents répertoires orientaux : byzantin (grec et arabe), maronite (araméen et arabe).
« J’ai vraiment eu la grande chance de pratiquer plusieurs techniques dès mon plus jeune âge ; d’abord, étant née dans une famille chrétienne pratiquant le rite maronite, j’ai été imprégnée de l’ambiance musicale de cette Église dès le berceau. Puis, très tôt, je suis entrée dans une congrégation grecque catholique, celle des Sœurs basiliennes chouérites, où j’ai été initiée au rite byzantin et à l’étude théorique de la psaltique, d’abord avec des religieuses, puis avec des professeurs orthodoxes ; j’ai également suivi des sessions de technique byzantine en Grèce et particulièrement à Athènes.
Mais parallèlement, je pratiquais les techniques vocales orientale et occidentale à l’Université Saint-Esprit de Kaslik, au Liban, jusqu’à l’obtention du diplôme d’études supérieures dans les deux genres, afin d’avoir une formation plus complète.
Mon intérêt pour toutes ces musiques m’a donné le courage et l’envie de comprendre le phénomène de la voix physiologiquement. Cela m’a poussée à faire quelques études de physique, d’anatomie, de biologie, à partir desquelles j’avais prévu d’inclure dans ma thèse un chapitre sur la typologie vocale du chant des Églises orientales comparée à celle du chant occidental. Je suis allée pratiquer des exercices vocaux dans des laboratoires ; j’ai même fait des enregistrements de ma voix et de celle d’autres artistes orientaux sur sonagraphe, ce qui m’a permis de voir concrètement la différence de réaction selon la technique d’émission. C’est bien sûr particulièrement significatif ».

iics@keyrouz.com – www.keyrouz.com

Les concerts

Sœur Marie Keyrouz

Église Saint-Amand – 21h Vendredi 25 septembre

DRAMATURGIE LITURGIQUE EN ORIENT

Sœur Marie KEYROUZ et sept Chantres de l’Ensemble de la Paix

La cérémonie du lavement des pieds (Jeudi Saint) dans la liturgie syriaco maronite (Narration et dialogue entre le Christ et les disciples). L’office de la Crucifixion du Christ dans la tradition syriaco maronite (Narration et dialogue entre le Christ, la Vierge Marie et les fidèles). La cérémonie de l’ensevelissement du Christ célébrée le Vendredi Saint dans les églises grecques byzantines, melkites et syriaques (Procession, narration et dialogue entre le Christ et la Vierge Marie). L’Office de l’Assaut ou décente du Christ aux enfers pour sauver Adam et Ève le dimanche de Pâques dans la tradition byzantine mélkite (Narration, dialogue entre le Christ et Satan). L’Office de la Nativité du Christ (Narration et dialogue entre la Vierge Marie et les fidèles sur le mystère du Salut).

Jeunes talents

Pyramide – Cité de l’Or – 20h30 Samedi 26 septembre

FLORILÈGES D’AIRS D’OPÉRA

Lisa MENU, soprano
Ania WOZNIAK, mezzo-soprano
LOUIS ZAITOUN, ténor
JÉRÔME BOUTILLIER, baryton
FLORENT LATTUGA, pianiste accompagnateur

… Airs célèbres en soli, duos, trios, quatuors… Voyage à travers le lyrisme. Des voix touchantes et virtuoses… Leur mariage avec les sonorités du piano… Une envolée loin du réel quotidien…

Sœur Marie Keyrouz et Marie-Reine Renon

Sœur Marie Keyrouz 

Née à Deir-El-Ahmar (près de la cité romaine de Baalbeck) au Liban, Sœur Marie Keyrouz est élevée dans le rite de l’Église maronite. Elle rejoint l’Église grecque-catholique melkite, puis devient membre de la Congrégation des Sœurs Basiliennes Chouérites. Docteur en Anthropologie religieuse et Musicologie (Paris IV-Sorbonne, 1991), titulaire d’un Diplôme d’Études approfondies de Sciences religieuses de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, elle possède un Diplôme de Chant classique occidental et oriental de l’Université Saint-Esprit de Kaslik. Elle a publié deux ouvrages : Je chante Dieu (éd. du Rocher, 1996) et Credo pour l’amour universel (Dbd, 2006).
Elle est la présidente fondatrice en 1994 de l’Institut International de Chant Sacré (IICS) à Paris : un lieu où elle met son expérience spirituelle et artistique au service de ceux qui le désirent, afin de promouvoir le chant sacré, oriental et occidental à travers l’enseignement, les concerts, les congrès ou les colloques, dans un but spirituel, culturel et humanitaire, en convertissant les bénéfices en bourses d’études pour les plus démunis.
Depuis une trentaine d’années, Sœur Marie Keyrouz chante la Paix et s’illustre parmi les grandes voix qui captent l’attention des auditoires occidentaux et orientaux. Très médiatisée par ses CD, elle se révèle la gardienne de la croisée des voies de la Religion, de la Sagesse et de l’Art. Elle chante les musiques traditionnelles de l’Orient : maronite, byzantine, melkite, araméenne, mais aussi celle de l’Occident : ambrosienne, milanaise et grégorienne. Elle fonda l’Ensemble de la Paix en 1984 au Liban alors en conflit, en rassemblant des musiciens de tous les pays et de toutes les religions du Proche et du Moyen-Orient.
Avec son association Enfance pour la Paix, elle œuvre inlassablement pour la mise en fonctionnement du Centre Médical de Deir-El-Ahmar, signe fort d’espérance pour des villages oubliés dans la Békaa-Nord, région déshéritée de la montagne libanaise. Elle s’est engagée avec la collaboration de plusieurs laboratoires et associations françaises. Elle continue à œuvrer pour que ce centre devienne un vrai hôpital, non seulement source de vie par ses soins envers les plus démunis, Chrétiens et Musulmans, mais aussi par les emplois qu’il crée.

Marie-Reine Renon

Après…. Musique-Société » enlever le tout et mettre cela en allant à la ligne avant, puis . à chaque fois comme moi. Coordonatrice de colloques et concerts à Poitiers, puis en Berry (Les Orgues du Berry, puis Les Très Riches Heures de l’Orgue en Berry ; Les Nuits Condéennes ; Vox Aurea-Via sacra…), elle se montre très attachée à la vulgarisation de la recherche scientifique, comme en témoignent ses conférences. Elle est très impliquée dans le développement culturel de sa ville et contribue notamment à la connaissance de « l’Orgue du Grand Condé », qu’elle joue depuis 1996 pour le compte de la paroisse  saint-amandoise.

Extraits de publications :

Ouvrages
La Maîtrise de la cathédrale de Bourges (Prix de la Ville de Bourges) ; Actes du colloque de l’orgue Clicquot-cathédrale de Poitiers ; Musique d’église autour de N. Pacotat Bourges, 1696-Poitiers, 1731) ; L’orgue du Grand Condé ; Actes de Vox aurea, 2012-2013-2014)…

Articles ou collaboration à ouvrages concernant
La musique chez le duc Jean de Berry ; Musiques pour saint Guillaume de Bourges (XII-XIIIe s.) ; Musique et culture-XIIe-XVe s. ; Les maîtrises de Saint-Ursin et de la Sainte-Chapelle de Bourges, de la cathédrale de Poitiers ; Les musiciens à Bourges XVIe-XIXe s. (organistes et le pianiste L. Lacombe ) ; Les anges musiciens de la cathédrale de Bourges et des églises de l’Indre ;  Orgues du Cher et orgues de l’Indre ; Orphéons et harmonies (XIXe-XXe s.)…

Ouvrage à paraître fin 2015 : Un siècle et demi de musique en l’église Saint-Amand (1800-1940).

Yvonne Duong

Yvonne Duong est doctorante en Musique et Musicologie à l’ Université Paris IV-Sorbonne (L’art du comédien de théâtre classique vietnamien – directeur : Pr F. Picard), à la suite d’un Master 2- Recherche à l’ENS de Lyon (Un théâtre rituel, le hát bội dans les fêtes de temple dans le Sud du Vietnam) et l’Agrégation de Musique (rang 3).

Elle pratique la cithare vietnamienne đàn tranh (Conservatoire de Sevran et de Ho-Chi- Minh-Ville), le monocorde vietnamien đàn bầu (Conservatoire de Ho-Chi-Minh-Ville). Elle est titulaire d’un Prix d’Harmonie (CNSMD Paris), d’un Premier cycle de Direction de chœur (CRD de Villeurbanne), du CFEM de Piano et d’une Médaille d’or de Formation musicale (ENM Aulnay-sous-Bois).

Depuis septembre 2014, elle est Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université Paris IV-Sorbonne (Cours d’Anthropologie de la musique, Cours et TD de pre-́ spécialisation en Ethnomusicologie, Conférences d’agrégation…).

Elle œuvre au sein de sa communautés scientifique : membre de la Société Française d’Ethnomusicologie, membre du Bureau des Jeunes Chercheurs de l’IReMus ; co-organisatrice de l’atelier de doctorants « Secrets de terrain » (2014-2015), du Séminaire de doctorants de l’IReMus (2015), des Journées d’études « Regards sur le comparatisme en musicologie : enjeux et méthodes » (mars 2015), des Journées Doctorales Musique et Musicologie (mars 2015).

Sont à son actif une vingtaine de communications portant en grande partie sur le théâtre et la musique vietnamiens.

Elle signa le clip musical promotionnel de l’entreprise Crunch Vietnam. Elle fut la conceptrice sonore et musicienne pour la pièce de théâtre expérimentale Romeo & Juliet in Saigon, créée par les acteurs du Théâtre hát bội de Ho-Chi-Minh-Ville, sous la direction du metteur en scène norvégien Cliff Moustache. Elle donna les traductions de poèmes en vietnamien pour le spectacle Le Maître des marionnettes (mise en scène : D. Pitoiset).

Elle fut chargée de communication à l’association ethnomusiKa (Direction et arrangements pour la chorale amateur « Negitachi ») et responsable Communication et Relations presse lors du festival Cithémuses Jeunes créateurs, et de la Section Musique au sein de l’association EN Scène !, également Animatrice de l’atelier théâtre pour enfants de cette association.

Elle donne du temps pour diverses causes : interprète lors de missions humanitaires pour l’association “Pour les Enfants du Vietnam” et pour l’ASSORV (ASSociation pour les ORphelins du Vietnam), participations à des spectacles de l’association “L’École Sauvage”.

Jorge Morales

Jorge Morales est musicien et musicologue. Il enseigne actuellement la musicologie à l’Université de Paris IV-Sorbonne. Spécialiste de la période baroque sur les plans aussi bien théorique que pratique, il a soutenu une thèse de doctorat en novembre 2014 (Universités de Paris IV-Sorbonne et de Rome « La Sapienza »), récompensée par la plus haute distinction. Ce travail portait sur Sigismondo D’India à la cour de Turin. Musique, mécénat et identité nobiliaire. Il a en outre obtenu plusieurs Premiers prix de flûte traversière baroque, de musique de chambre et de théorie musicale baroque au Conservatoire de Boulogne, avant de poursuivre sa formation en musique ancienne au Koninklijk Conservatorium (Conservatoire Royal flamand) de Bruxelles. En tant que flûtiste, Jorge Morales s’est notamment produit à la Salle Gaveau, au Collège de France, à l’Oratoire du Louvre, à la Chapelle Royale du château de Versailles, dans le cadre du festival Suona francese à Palerme organisé par l’Ambassade de France en Italie et par l’Institut Français.

Sur le plan musicologique, Jorge Morales est spécialiste de la vie musicale et culturelle, de la circulation, du mécénat et des échanges artistiques de l’Italie du début du XVIIe siècle et a, dans ce cadre, réalisé de nombreuses recherches archivistiques dans les villes de Turin, Milan, Modène, Bologne, Parme, Plaisance, Palerme, Venise et Rome. Il a également participé à des colloques et à des journées d’études, tels que les « Entretiens sur la musique ancienne en Sorbonne », « Le Séminaire Jeunes chercheurs » au Centre de Musique Baroque de Versailles, mais aussi au séminaire « France 1600 » à Paris, encore au séminaire doctoral de l’Université de Rome. Il a par ailleurs donné des conférences, notamment à l’Opéra de Tours, au Palais Comitini de Palerme, à la Philharmonie de Paris (novembre prochain).

Jorge Morales a réalisé la traduction en français du livret du CD : French Flute Concertos, (Frank Theuns, Les Buffardins) pour le prestigieux label Accent (2015) et publié des articles dans les revues Jardin de Musique et Seizième siècle. Il prépare actuellement d’autres publications dans différentes revues française et étrangères, ainsi qu’un ouvrage de référence sur le compositeur italien Sigismondo d’India (classiques Garnier, à paraître en 2016).

Julie Deramond

Docteur en histoire contemporaine, enseignante-chercheuse (ATER à temps complet) au département Sciences de l’Information et Communication de l’IUT A de l’Université Toulouse III (rattachée à l’équipe MICS du LERASS (EA 827). Elle bénéficie d’une double qualification du CNU : 71e section (Sciences de l’Information et de la Communication (et 22e section (Histoire des mondes modernes, du monde contemporain, de l’art, de la musique.

Après une licence de Lettres Modernes et d’Histoire, une Maîtrise de Lettres Modernes, le CAPES d’Histoire/Géographie, un DEA d’Histoire et de Musicologie (L’aubade à Jeanne d’Arc en musique au XIXe s.), J. Déramond soutient un doctorat en histoire contemporaine (Jeanne d’Arc en accords parfaits. Musiques johanniques en France entre 1800 et 1939). Parallèlement, elle obtint un Master 1 Métiers de l’enseignement et de la formation (mention Documentation et le Certificat informatique et internet de l’enseignement supérieur de niveau 2 (C2i2e).

Ces compétences pluridisciplinaires lui permettent l’approche de différentes thématiques, dont beaucoup relèvent des Sciences de l’Information et de la Communication : circulation et médiation des savoirs et des cultures, médiation et vulgarisation de l’histoire, représentations médiatiques, pratiques informationnelles des dramaturges, communication du sacré par la musique informationnelles des dramaturges, communication du sacré par la musique.

Soprano lyrique colorature, elle a suivi sa formation au CNR de Toulouse (classe de A. Fondeville Obtention du Diplôme de Fin d’études, mention Bien). Elle participe à des concerts de chant lyrique : Plaisance du Touch et Saint-Lary ; musée des Augustins de Toulouse, Musée Ingres de Montauban ; colloque de Cerisy-La-Salle, 2009 ; Concerts de Musica y Arte dans les Landes ; Festival Les soirées lyriques de Gigondas….

Nous l’avons entendue en interview « fil rouge » pour l’émission Secrets d’Histoire, consacrée à Jeanne d’Arc, diffusée en mars 2015, sur France 2. Elle travaille aussi avec radio et les médias locaux. Elle rayonne par une grande activité de valorisation dans des domaines très variés dans tout le Toulousain.

Extraits de publications :

« Les cantiques sur Jeanne d’Arc, ou quand l’Église fait sa publicité (1870-1920) », Le Temps des Médias, 2011, 17, p. 21 -29 ; « Jeanne d’Arc à l’opéra : la traduction à l’œuvre », Doletiana, 2011, 3, p. 1-18 ; « A l’étendard ! D’Orléans à Jérusalem, itinéraires d’un hymne johannique », Cahiers de FRAMESPA, (http://framespa.revues.org/331); « Jeanne d’Arc et ses voix, dans deux œuvres lyriques, Verdi et Honegger », Clio, 2007, 25, p. 125-142 ; « Chanson johannique, chanson politique », Eidôlon, 2008, 82, p. 262-276 ; Deramond J., Leterrier S.-A., « Scène lyrique et histoire, Jeanne d’Arc au XIXe siècle », Monitor ZSA, revue slovène des anthropologies historique, sociale et autres anthropologies, 2006, VIII, 1-2, p. 57-77 ; « Jeanne d’Arc en images et en musique dans l’entre-deux guerres » dans Martin P. (dir)., Jeanne d’Arc, Les métamorphoses d’une héroïne, Nancy, 2009, p. 137-145…

Avec Julia J.-T., Lambert E. La ville en live : Itinéraires numériques et artistiques à travers le patrimoine urbain. Études de communication, Les médiations des patrimoines vers la culture du numérique ?, 45 (à paraître).

Jean-Christophe Branger

Agrégé de Musique et docteur en Musicologie, Jean-Christophe Branger est professeur de Musicologie à l’Université de Lorraine. Ses travaux portent essentiellement sur la musique française au tournant des XIXe et XXe siècles, plus particulièrement Massenet, Bruneau et Debussy. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages, parmi lesquels :
Alfred Bruneau : un compositeur au cœur de la bataille naturaliste. Lettres à Étienne Destranges. Paris-Nantes 1891-1915, Paris, 2003.
Manon de Jules Massenet ou le crépuscule de l’opéra-comique, Metz, 1999.
À paraître 2016 : Présentation de Jules Massenet, Mes souvenirs et autres écrits.

En collaboration avec Sylvie Douche et Denis Herlin, important volume consacré à Pelléas et Mélisande (Symétrie 2012), couronné par le « Prix des Muses 2013 du document ».

Il a dirigé la publication de :
Ernest Van Dyck et Jules Massenet : un interprète au service d’un compositeur. Lettres et documents, en collaboration avec Malou Haine (Paris, 2014).
Massenet aujourd’hui : héritage et postérité. Actes du colloque de l’Opéra Théâtre et de l’Université Jean-Monet de Saint-Etienne, 25-26 octobre 2012, en collaboration avec Vincent Giroud, Publications universitaires de Saint-Étienne, 2014.

Didier Pillon

Didier Pillon, producteur animateur à Radio France, est un connaisseur passionné de Mozart. Ses études, un Premier prix de Conservatoire de Musique (classe d’Art lyrique de Saint- Germain-en-Laye) et un DEA et DESS d’Histoire de l’Art (Université Rennes II) l’ont conduit bien évidemment à une parfaite connaissance de l’œuvre musicale, mais aussi de la correspondance que Mozart a entretenue avec ses proches.

Il est aussi titulaire du DESS en Économie et Gestion de la Culture.

Expérience Professionnelle :

Depuis 2010 : Animateur d’un club APM (« Mayenne Progrès ») à Laval ; Expert au sein de l’APM (Association pour le Progrès du Management) ; Producteur animateur à Radio-France, réseau France Bleu ; Gérant de la société PACT-Management- Laval ; PDG de Negotec-Pillon (fournitures industrielles.

Il fut conseiller au sein des cabinets ministériels de la Justice, puis de l’Économie et des Finances et chargé des Affaires régionales, Bretagne, puis Pays de la Loire, avec P. Mehaignerie et J. Arthuis, enfin, chargé de Mission aux Conseils Généraux de la Mayenne, puis d’Île-et-Vilaine (auprès des Présidents R. Ballayer, et P. Mehaignerie, député-maire).

Mandats électifs :

Conseiller régional (Pays de la Loire), délégué pour le spectacle vivant.

Président d’un Centre Culturel-Scène Nationale (« Le Carré).

Président du Club d’affaires de la CCI de la Mayenne.

Depuis 2014 : maire adjoint de Laval, chargé de la Culture et du Patrimoine.

Roger Lévy

Titulaire d’un baccalauréat classique (latin, grec, anglais), puis ingénieur diplômé de l’École des Mines de Nancy, Roger Lévy a fait toute sa carrière industrielle dans une entreprise de la Ville aux Portes d’or, spécialisée dans la transformation des métaux. Il est, depuis sa fondation en 1968, membre du Cercle Nancéien d’Art lyrique, et il est également membre de diverses autres associations similaires, de Paris, Metz et Toulouse.

Depuis 1979, il fait, dans diverses villes françaises, des conférences de présentation d’ouvrages lyriques aussi connus que Roméo et Juliette, La Belle Hélène, des créations comme King Priam, monté a Nancy pour la première fois en France, ou encore des classiques comme Don Quichotte ou Le Turc en Italie.

Son amour pour cet art lui vient de son père, qui, de 1910 à 1955, c’est à dire pendant 45 ans, fut chef de chant à l’Opéra Comique de Paris. C’est lui qui a transmis à son fils Roger Lévy, sa propre passion, ses connaissances et on abondante bibliothèque musicale.

Christine Schweitzer

Soprano dramatique, Christine Schweitzer est dotée d’une voix ample, au timbre chaleureux, qui s’épanouit dans les rôles verdiens et wagnériens. Héritière fidèle de l’art lyrique du maestro Gino Bechi, elle a également travaillé les rôles du grand répertoire italien auprès de Leyla Gencer à la Scala de Milan.

Christine Schweitzer a chanté le rôle de la Grande Prêtresse d’Aïda sous la direction de Paul Ethuin et interprété, à de nombreuses reprises, le rôle de Giulietta des Contes d’Hoffmann, notamment au Théâtre de Besançon, à l’Opéra de Séville et de Cordoue, ainsi que Stella à l’Opéra de Montpellier avec Richard Bonynge. Elle a chanté Musette de la Bohème avec Claude Schnitzler et la Dame de Lady dans le Macbeth de Verdi à l’Opéra de Metz. Elle a incarné la Première Amie dans Silent Screams, Difficult Dreams d’Eugenius Knapik avec l’Orchestre Philharmonique de Varsovie, notamment à l’Opéra d’Anvers, et Toski-Ko dans La Confession Impudique de Bernard Cavanna au Théâtre des Amandiers à Nanterre. Elle a joué la Galeriste dans La Jeune fille au Livre, film-opéra d’André Bon et Jean-Louis Comolli, diffusé sur Arte. Parmi les oratorios, citons le Requiem de Verdi, notamment avec Bernard Tétu à Lyon, le Stabat Mater de Rossini avec Frédéric Chaslin, ou encore le Gloria de Poulenc, au Théâtre des Champs-Elysées, dans une production du Covent Garden de Londres.

Interprète d’Agathe du Freischütz de Weber à l’Opéra de Rouen, Christine Schweitzer connaît ensuite ses premiers engagements dans le répertoire wagnérien : Fille-fleur dans Parsifal au Théâtre des Arts de Rouen, Gerhilde dans La Walkyrie avec l’Orchestre Philharmonique d’Aquitaine sous la direction d’Alain Lombard à Bordeaux, puis Ortlinde de La Walkyrie à l’Opéra de Marseille avec Serge Baudo. Elle crée le rôle-titre dans Médée, opéra de Sergio Ortega, puis apparaît en récital dans le rôle d’Alisa de Lucia di Lammermoor aux côtés de Natalie Dessay au Théâtre des Champs-Elysées en 2005.

Soliste de l’Ensemble Carpe Diem de 2006 à 2011, Christine Schweitzer a incarné Lady Macbeth (Macbeth) et Desdémone (Othello) dans une création réunissant la musique de Verdi et l’œuvre cinématographique d’Orson Welles, puis chanté le rôle d’Isolde dans une transcription de Tristan et Isolde de Richard Wagner, notamment en décembre 2011 au Théâtre de l’Athénée à Paris, avec la participation de Lambert Wilson comme récitant. Un CD de cette transcription est paru chez INDEsens.

En 2014, elle se produit en récital à la Grange au Lac à Évian, dans un programme consacré aux opéras de Verdi et de Wagner, et elle sera, en 2015, La Princesse dans l’opéra de Béatrice Thiriet intitulé Jours Vénitiens, œuvre destinée à la scène et au cinéma en 3D.

Parallèlement à sa carrière d’artiste, Christine Schweitzer mène une activité pédagogique de premier plan, d’une part en s’investissant auprès des jeunes professionnels et, d’autre part, en accompagnant la carrière de grands solistes internationaux, comme Leontina Vaduva, Jean-Sébastien Bou, Deborah Maier et Nathalie Dessay.

Ania Wozniak

Formation :

Travail technique avec Christine Schweitzer. Compagnie «Sur les pas d’Orphée », sous la direction du metteur en scène C. Agnello. Technique vocale avec T. Haskin, soprano, Berlin. Technique Alexander avec Asshof, Berlin.
Travail d’interprétation avec K. Sallmann, Staatsoper Berlin & A.Palloc; Conservatoire Claude-Debussy (Paris XVII) : classes de L. Vaduva, soprano & E. Jost, soprano, travail musical avec Ph. Mazé ; Travail d’interprétation avec V. Martineau & A. Palloc. Classe d’E. Jost, soprano, Compagnie « Eleonore-Jost ». Musicologie à l’Université Paris VIII.
Conservatoire Arnouville-lès-Gonesse, classe d’Eleonore Jost.
Diplôme de fin de 3e cycle ; Conservatoire Paul-Dukas, Paris XII, classe de R. Dumé.

Elle suivit les master class et ateliers :
Master class avec A. Garichot, metteur en scène, Paris ; avec le chanteur M. Vlad Budoiu, Festival Nebrodi in canto, Messine, Sicile ; The David Jones Teacher Mentoring Program, Geneve ; Atelier de danse avec le chorégraphe M. Kravitz, Opéra Bastille ; Komische Oper, Berlin, master class de S. Polster ; Master class de C. Agnello, Opéra de Nancy & Paris ; Summer Vocal and Opera Academy de Madame Gr. Bumbry avec la participation de J. Norris et J. Williams, UDK, Berlin ; Workshop Voix parlée, voix chantée, avec J. Bellorini, Théatre Gérard-Philippe Worshop avec J. Ferslev, Odin Teatret, Paris VIII.

Lauréate de concours :
2014 : Finaliste au Concorso Lirico Internazionale di Grandate Festival di Bellagio (Italie). 2009 : Mention Très bien au Concours de l’Union Professionnelle des Maitres du Chant Français.
2008 : Lauréate au Concours d’Excellence de la Confédération Musicale de France.
2005 : Lauréate au Concours de l’Union Française des Artistes Musiciens.

Elle se produit en de nombreux lieux :
Récital évènementiel pour la Maison Pierre Frey – Musée du Louvre, Paris.
Festival Start Point – Palais Medici Riccardi/Académie des Beaux-Arts, Florence.

Soliste : Te Deum de M.-A. Charpentier, direction S. Pavilek – Vincennes
Lola de Cavalleria Rusticana de P. Mascagni, direction S. Scinaldi – Fest.ival Nebrodi in canto, Messine.
Soliste : Requiem de G. Verdi, Compagnie « Sur les pas d’Orphée » – Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, Festival Ici et Demain au Théâtre 13, Paris.
Soliste :
Messe du Couronnement de W.- A. Mozart – Vincennes.
Récital de Lieder (Wolf, Szymanowski, Ullmann, Strauss, Schubert, Schumann, Aube – Berlin.
Soliste :
Requiem de W.A.Mozart – Cathédrale de Meaux.
Requiem de Terezin, Compagnie « Sur les pas d’Orphée » – Festival de Nanterre sur Scène.
Maison KRUG, direction Pierre Michel Durand, Orchestre Prométhée – Reims.
Ensemble(s) pour les Enfants / Récital en soutien des Enfants Malades de Necker, 5e édition.
Chœurs et airs d’opéra, sous la direction de S. Pavilek – Tournée en Région parisienne.
Soliste/Duos dans l’Opéra Atelier de dramaturgie lyrique du metteur en scène C. Agnello – Théâtre du Chatelet. Ensemble(s) pour les Enfants : Récital en soutien des Enfants Malades de Necker, 4e édition.
Concert pour le Centième anniversaire de l’inauguration de la Cathédrale de Monaco, direction Ph. Mazé.
Rôle de Gariné dans Gariné, D. Tchouhadjian, direction V. Bonzom – Théâtre des Bouffes du Nord &Théâtre du Gymnase.
La Baronne de La Vie Parisienne, J. Offenbach.
Tornada du Chanteur de Mexico, F. Lopez, Compagnie « Le Renouveau Lyrique » – Tournées en France et en Belgique.
Rôle de Rose Mousse dans Rose Mousse, C. Lecocq.
Rôle de La Princesse Natasha Borborine dans Les Linottes, E. Mathé Compagnie « Les Folies Lyriques» – Tournée en Région parisienne.
Mercedes : Carmen, G. Bizet, direction J.-M. Ferran, Espace Reuilly, Paris XII.

Louis Zaitoun

Après des études de Solfège et de Piano au CNR de Rouen, L. Zaitoun obtient le Diplôme de l’École de Musique « ATLA » (options : Chant, Basse électrique) et la Licence de Musicologie (Université Paris IV- Sorbonne). Il fait des études de Chant au Conservatoire du 16e arr. de Paris (classe de P. Catala). Il fut, un temps, choriste au sein du Chœur de l’Armée Française et soliste (2010). Puis, il rejoint la Haute École de Musique de Lausanne (classe de G. Magby) ; en 2013, il est admis dans la classe de L. Vaduva.

Depuis 2010, il bénéficie de cours particuliers avec Christine Schweitzer. Il a suivi de prestigieuses master class (G. Araguall à Grazà, N. Denize à Lasanne, S. Sass à Rome, J. Fiore à Lausanne …)

Il remporta le Prix de la meilleure interprétation au Concours international de Béziers dans la Catégorie Opéra ; le Prix, mention bien, au Concours de l’Union Professionnelle des Maîtres de Chant Français Honneur. Il bénéficia d’une Bourse d’études de la Fondation Colette-Mosetti. En décembre 2014, il fut finaliste du concours au poste de ténor 1 du chœur du Grand Théâtre de Genève.

Depuis 2009, il a chanté de nombreux rôles :

Wolfango dans L’Ombra de Bottacchiari – Haute É́cole de Musique de Lausanne.
Cavaradossi de Tosca de Puccini avec l’Orchestre symphonique du Maroc – Festival des Alizés d’Essaouira.
Rôle titre de Manru dans Manru de Paderewski – Théâtre de Beausobre de Morges).
Landry dans Chilpéric de Hervé – Opéra d’Angers.
Tybalt dans Roméo et Juliette de C. Gounod – Festival de Baugé.
Peppe dans Rita de Donizetti – Festival en Picardie.
Carmagnola dans Les Brigands d’Offenbach – Grand Théâtre d’Angers.
des Extraits de Giovanna d’Arco de G. Verdi (rôle de Carlo VII) et des extraits de L’aubade du roi d’Ys de Lalo (rôle de Mylo) – Église d’Avrillé)

Il fut ténor soliste dans :

Stabat Mater de Dvorak – Victoria Hall de Genève.
La missa di gloria de Donizetti, et La messe du couronnement de Mozart , avec le chœur Contrepoint – Saumur.
Requiem de Mozart – Nantes et Paris.
La Création de Haydn, avec le Chœur Contrepoint – Saumur.
Petite Messe Solennelle de Rossini – Conservatoire National d’Arts Dramatiques de Paris et Vincennes.
Oratorio de Noël de  Saint-Saëns  – Paris et  Creil.
Requiem de M. Haydn, avec le Chœur et Orchestre ECHO- European CHorus & Orchestra.
Requiem de M. Haydn, avec le Chœur Contrepoint – Saumur).

À venir :

Rôle du fils dans Les Mamelles de Tiresias de Poulenc en 2016 – Opéra de Lausanne).

Jérôme Boutillier

D’abord pianiste, Jérôme Boutillier effectue une formation musicale complète aux CRR de Rueil-Malmaison et de Boulogne-Billancourt, où il obtient ses Premiers Prix de Piano, Formation musicale, Musique de Chambre et Accompagnement, jusqu’au CEFEDEM  de Bourgogne, où il décroche un Diplôme d’État de professeur de piano (2008).

Fort d’une expérience pianistique acquise en master class et concours internationaux, il se tourne, au fur et à mesure de ses années d’études, vers l’accompagnement des chanteurs, si bien qu’en septembre 2008, il débute le chant lyrique dans la classe de Blandine de Saint-Sauveur au CRR de Boulogne-Billancourt.

Les coproductions du CRR avec le Studio-Théâtre d’Asnières lui donnent l’occasion de premières expériences scéniques dans Les Mamelles de Tirésias de F. Poulenc au Festival de Cormatin (71), ainsi que dans les productions avec l’Orchestre du CRR, comme La flûte enchantée de Mozart, où il chante le Grand Prêtre, puis l’Enfant et les sortilèges de Ravel, où il interprète l’Horloge et le Chat.

À l’occasion d’un échange Erasmus à Eisenstadt (Autriche), il rencontre Alyana Abitova, pianiste allemande de la Hochschule Franz-Liszt de Weimar, aux côtés de laquelle il se produit quatre fois dans le cycle Die Winterreise de Schubert, dans la saison culturelle du Klassik Stiftung au Schloss Weimar (novembre 2011 et juin 2012).

En septembre 2011, il est admis au PSPBB (Pôle Supérieur Paris Boulogne-Billancourt) dans la classe de Blandine de Saint Sauveur, puis d’Anne Constantin, où il vient tout juste d’obtenir le Diplôme National Supérieur Professionnel de Musicien (DNSPM) de Chant Lyrique en juin 2014. Ces études supérieures furent l’occasion pour lui d’explorer le répertoire, et de travailler en scène et en master class avec des artistes reconnus (D. Baldwin, L.Dale, J.́ van Dam…).

C’est ainsi qu’en mars 2014, il interprète le rôle-titre de Figaro dans Le Barbier de Séville, mis en scène par A. Garichot.

Parallèlement à cela, il entre en 2009 au service de Fr. Bardot, qui l’emploie d’abord comme assistant, pianiste et chef de chant pour le Chœur d’Enfants et le Jeune Chœur d’Île de France. Plus tard, il fait appel à lui pour ses qualités de chanteur soliste, qui le conduisent à se produire plusieurs fois en solo avec chœur et orchestre, explorant le répertoire sacré (Requiem de Fauré, Saint-Saëns, Mozart, Verdi, Duruflé, Passions de  Bach, Stabat Mater de Rossini…).

En août 2013, il a l’opportunité de chanter le rôle du baryton solo dans le Requiem Allemand de Brahms avec Fr.-R. Duchâble au piano. Il est finaliste du Concours International du Centre Lyrique Clermont-Auvergne en février 2015, édition dédiée à la distribution des rôles pour Le Barbier de Séville de Rossini et Acis et Galatée d’Haendel.

En mars 2015, Jérôme Boutillier s’est vu confier le rôle d’Escamillo dans Carmen de Bizet à la Salle Marice-Ravel de Levallois, dans une production du Jeune Orchestre Symphonique Maurice-Ravel dirigé par V. Renaud, chef assistant à l’Opéra National de Lyon, mise en scène par D. Chèvre-Clément.

Passionné par l’opéra et par les langues vivantes, parlant couramment allemand, italien et anglais, Jérôme Boutillier se destine à la scène lyrique. Depuis octobre 2014, il est représenté par l’agence artistique OIA Brentano.

Florent Lattuga

Florent Lattuga-Duyck commence sa formation pianistique à Provins, et y obtient rapidement un Prix d’Excellence de la région Île-de-France. Il intègre la classe d’A. Wibrowski au Conservatoire Hector- Berlioz de Paris, puis celle de B. Job au CRD de Blois, où il obtient un DEM à l’unanimité en 2008.

Il profite des conseils de grands pianistes en suivant les master class de L. Fleisher, Q. Sing Lee, W. Latchoumia, G. Boganye, D. Alexeev, mais aussi H. Deutch, R. Vignoles et M. Katz.

Lauréat du Concours international Chopin de Marienbad (République Tchèque), il se produit en soliste à la Bibliothèque Polonaise de Paris, à la Basilique Sainte-Clotilde de Paris, à Blois pour l’Association de Promotion de Jeunes solistes « Gerbert d’Aurillac », au Casino d’Évian, mais aussi à l’étranger, notamment au Portugal (Porto, Cortes de Cima) ou au Brésil, où il interprète la Fantaisie-Chorale de Beethoven avec l’orchestre Neojiba. En 2014, il assure la création suisse du Concerto pour piano et Chœur de D. Tchesnokov.

Musicien engagé, il participe activement à l’Association humanitaire «Perspectives Musicales », pour laquelle il réalise en 2009 un enregistrement de la Huitième sonate de Prokofiev, et de la Cinquième sonate de Scriabine.

Éclectique, il étudie parallèlement le Jazz, et forme le groupe « L’Ombre de ton chien », avec lequel il se produit régulièrement sur Paris, notamment au Sunset ou au Café Universel, et participe au Festival « Les Lucarnes Azurées » en Slovénie, au cours duquel il joue pour la Radio nationale.

Accompagnateur des soirées de cabaret parisiennes de l’Association « Chansons de France », il coécrit un spectacle autour de Boris Vian, «L’évadé Vian », qui se joue à Paris et en Région Centre.

En 2010, il rentre dans la classe de R. Castro à la Haute École de Musique de Lausanne, avec lequel il obtient un Bachelor of Music en 2012, puis un Master d’Interprétation, pour lequel il reçoit la note maximale, et le Prix du meilleur récital de Master.

Boursier du cercle Richard Wagner de Suisse Romande, il est invité au festival de Bayreuth durant l’été 2015.

Il poursuit actuellement sa formation en Master d’accompagnement spécialité chant, dans la classe de M. Pantillon et T. Camburn.

Toutes les saisons

2012

La Voix et le Sacré

2013

Chemins vers l’extase

2014

La musique sacrée juive

2015

L’Opéra et le Sacré

2016

À la croisée des chants sacrés et des chansons traditionnelles

2017

Le Sacré chez Luther, Bach, Telemann