2014

La musique Sacrée Juive

Dimanche 7 Septembre

Prolégomènes

La musique Sacrée Juive

En cette année 2014, la commémoration de la tragédie de 1944 (1) en notre ville se déroule en plusieurs épisodes, dont

Dimanche 7 septembre, Vox aurea-Via sacra : une réflexion et des concerts autour de la musique sacrée juive.

La musique sacrée occupe une place primordiale dans l’histoire musicale juive. Jusqu’au début du XVIIIIe siècle, l’histoire de la musique religieuse juive, sauf quelques rares exceptions, représente celle de la musique juive tout court. L’intérêt pour les musiques populaires juives va se développer principalement en Russie (École de Saint-Petersbourg) et en Allemagne au début du XVIIIIe siècle sous l’influence des écoles folkloristes.

Dans le culte synagogal, le chant est omniprésent. En dehors de la synagogue, la plupart des manifestations musicales juives – chants domestiques des shabbats et fêtes, chants des évènements de la vie, cantillations pour l’enseignement biblique, etc. – sont également souvent liés à l’expression religieuse.

Les éléments les plus anciens du chant synagogal sont la psalmodie et la cantillation biblique dont les formules modales rendent audible la phrase hébraïque écrite sans ponctuation. La musique synagogale est alors essentiellement véhiculée par la tradition orale. La notation musicale la plus ancienne date des neumes d’Abdias le Normand (vers 1102-1150), qui apportent une précision par rapport aux 26 signes diacritiques (té’amîm), établis au Moyen-Âge par les massorètes de Tibériade. Sur les formules modales à fonctions bien déterminées peut se greffer, en toute liberté, une ornementation conférant plus de solennité.

Au cours du premier millénaire de l’ère chrétienne, le développement de la poésie liturgique (piyyût) donne une impulsion à la liturgie. Le recours à un chantre professionnel (hazzan) devient une pratique courante. Sa mission est d’ouvrir les cœurs. Il est celui qui a la maitrise de la prière par le chant et le gardien de la tradition musicale de sa communauté. En effet, au fur et à mesure des siècles et de la dispersion du peuple juif, la musique hébraïque originelle se dilue au profit d’une multitude de traditions musicales largement inspirées de l’environnement culturel environnant.

Comment le chant religieux juif a-t-il évolué durant la diaspora ? Entre intégration et repli mystique, le chant sacré juif est le reflet du peuple juif, singulier par son histoire, pluriel par sa diversité.

Tout au long de cette journée, des communications suivies de concerts nous entraîneront au cœur du chant sacré juif, dans ses traditions bibliques, synagogales ou mystiques, à travers les grandes traditions ashkénazes d’Europe de l’Est ou de l’Ouest, et séfarades des pays du Maghreb.

 


Vox aurea-Via sacra 2014

…Une plongée musicale dans l’histoire de la première religion monothéiste…

(1) Dès septembre 1939, des familles françaises juives s’étaient réfugiées à Saint-Amand-Montrond et dans les environs, sans être inquiétées. À partir de 1944, elles furent dénoncées et pourchassées. Soixante-dix Juifs réfugiés à Saint-Amand et à Châteaumeillant furent conduits à Bourges. De Saint-Amand, 26 hommes, le 24 juillet et 8 femmes, le 8 août, furent assassinés dans les Puits de Guerry, commune de Savigny-en-Septaine, à une douzaine de kilomètres au sud-est de Bourges.

 


Une mystérieuse alchimie de l’Or de la voix et de l’Or des chemins de l’exploration spirituelle faisant éclore ce double chiasme  :

Vox aurea, via sacra χ Vox sacra, via aurea

(Voix d’Or, voie sacrée χ Voix sacrée, voie d’Or)

Le programme

Dimanche 7 septembre 2014

CITÉ DE L’OR – PYRAMIDE DES MÉTIERS D’ART

COLLOQUE
(entrée libre – repas sur réservation)

  • 8h Accueil et thé vert
  • 8h45 Thierry Vinçon, Maire de Saint-Amand-Montrond – Propos liminaires.
  • 9h Hervé Roten, Directeur de l’Institut Européen des Musiques Juives – L’importance du chant dans la tradition juive.
  • 10h00 Pause
  • 10h30 Jean-Philippe Amar, Musicologue – Cantillation biblique et psalmodie.
  • 11h30 Hector Sabo, Musicologue, directeur musical du Chœur Juif de France et des Ensembles Hébraïca et Polyphonies Hébraïques de Strasbourg – La voix dans la tradition liturgique ashkénaze.
  • 12h45 Déjeuner
  • 14h Marc-Alain Ouaknin, Rabbin, docteur en philosophie et professeur des Universités – Le chant mystique dans la tradition hassidique.
  • 15h Jacques Arnold, Chantre et rabbin honoraire – Le hazzan : vecteur du chant synagogal.
  • 16h – 17h Pause

CONCERTS

  • 17h Concert (entrée 20 €) Le Chœur Juif de France Chants liturgiques des Juifs ashkénazes
    Direction : Hector Sabo – Raphaël Cohen, soliste – Pierre Lumbroso, piano.
  • 19h Dîner
  • 20h30 Concert (entrée 20 €) Philippe et Mikael Darmon Chants liturgiques des Juifs séfarades
    Pierre Lumbroso, piano – Philippe Briegh, violon.

Hervé Roten

L’importance du chant dans la tradition juive

Le chant est omniprésent dans le judaïsme, à la synagogue certes, mais également à la maison. Il rythme les fêtes de l’année juive et les moments forts de la vie, de la naissance à la mort, en passant par la circoncision, la communion (bar-mitsvah) et le mariage.
Dès son plus jeune âge, tout enfant juif religieux apprend les lettres de l’alphabet hébraïque en psalmodiant leur nom. Cet usage du chant se poursuit dans l’étude des textes bibliques et la récitation des prières. Le chant sert alors d’aide-mémoire et de ponctuation syntaxique permettant de décliner la liturgie en accord avec la tradition.
Mais le chant est également un vecteur identitaire. Chaque Juif se reconnaît dans le chant de sa communauté, de sa tradition. En effet, si l’hébreu est un dénominateur commun à l’ensemble — ou presque — de toutes les communautés juives, les airs et les styles  vocaux diffèrent d’une tradition à l’autre. Deux mille ans de diaspora sont passés par là.
Illustrés par de nombreux exemples sonores et vidéo, Hervé Roten aura à cœur de nous présenter un panorama vocal de la tradition juive à travers le temps et l’espace.

Hervé ROTEN

Ethnomusicologue, docteur en musicologie de l’Université Paris IV-Sorbonne, Hervé Roten est Directeur de l’Institut Européen des Musiques Juives. Spécialiste reconnu dans le monde entier, Hervé Roten est l’auteur de plusieurs dizaines de disques et de publications (livres, articles, actes de colloques…) sur les traditions musicales juives. Ancien maître de conférence à l’Université de Marne-la-Vallée, il est également producteur d’une émission de radio « Musiques juives d’hier et d’aujourd’hui » sur Judaïques FM-94.8.

Parmi ses publications :
Musiques liturgiques juives : parcours et escales, Paris, Cité de la Musique/Arles, Actes Sud, 1998.
Les traditions musicales judéo-portugaises en France, Paris, Maisonneuve & Larose, 2000.

Jean-Philippe Amar

Cantillation biblique et psalmodie

Depuis le Ve siècle avant l’ère chrétienne, la Bible hébraïque fait l’objet d’une lecture publique. Celle-ci doit être cantillée, c’est-à-dire suivre des mouvements mélodiques de construction relativement simple. Elle est ainsi plus proche de la déclamation que du chant proprement dit, bien que pouvant être entremêlée de vocalises. La musique joue ici un rôle de régulateur et de revêtement solennel.
Jusqu’au Ve siècle, cette cantillation suit des règles transmises par tradition orale. Entre les VIIe et Xe siècles, époque de dispersion du peuple juif et de fixation des communautés sur l’étendue de la diaspora, la transmission se fragilise. Des savants (massorètes) élaborent alors des systèmes mnémotechniques afin de préserver les traditions de récitation et de découpage adéquats des textes bibliques, consonantiques et sans ponctuation.
À partir du Xe siècle, les textes sacrés sont donc cantillés suivant une notation dite « massorétique ». Celle-ci repose sur un système élaboré permettant de vocaliser et de ponctuer subtilement la prose de l’ensemble des livres constituant le corpus biblique hébraïque. Une vingtaine de signes indique des mouvements mélodiques de la voix, générant une ponctuation indispensable à la compréhension du texte. Il ne s’agit pas d’une notation musicale précise ; en conséquence, la cantillation qui découle de son interprétation peut varier en fonction de l’interprète, du rite communautaire (implantation ou origine géographique), et du texte scripturaire (Pentateuque, Psaumes).

Jean-Philippe AMAR

Professeur d’éducation musicale dans l’Académie de Paris, Jean-Philippe Amar fut, de 2009 à 2012, chargé de cours en ethnomusicologie à l’Université Paris IV- Sorbonne.
Dans cette Université, il est doctorant en ethnomusicologie, sous la direction du Professeur François Picard.
Article : « Réflexions sur la Thora cantillée », Revue des Traditions Musicales des Mondes Arabes et Méditerranéens (RTMMAM), n°2, 2008.

Hector Sabo

La voix dans la tradition liturgique ashkénaze

La tradition musicale dans la liturgie ashkénaze, désignation hébraïque de la culture juive germanique, sous-entend le chant synagogal qui s’est développé pendant le deuxième millénaire de l’ère chrétienne en Europe Centrale et en Europe de l’Est. Cette culture, originaire de la vallée du Rhin, s’est déplacée progressivement vers l’Est et s’est peu à peu imprégnée de la culture slave. Et malgré ces nombreuses pérégrinations, elle a su conserver ses particularités d’origine.
Plus généralement, la voix chantée est, depuis la destruction du Second Temple de Jérusalem, l’instrument qui a été privilégié pour l’expression de la foi dans la liturgie juive. Dans l’Europe ashkénaze, le développement musical du rite synagogal a adopté de nombreux traits propres à l’opéra, tout en intégrant également ceux du chant folklorique des peuples environnants. Et c’est la présence continue de voix lyriques d’exception qui a permis le développement ininterrompu de cette tradition, toute imprégnée de la culture yiddish.

Hector SABO

Né à Buenos Aires, en Argentine, Hector Sabo grandit dans la tradition de la ‘hazanout (l’art du chant synagogal) léguée par son grand-père David Sabo, Cantor de synagogue, émigré de la Tchécoslovaquie et ayant exercé en Argentine et en Israël, où ils habitent pendant plusieurs années. Dès l’âge de 9 ans, il intègre le choeur professionnel de la Grande Synagogue de Buenos Aires (rue Paso), chantant aux côtés de son père, puis devient organiste et chef de choeurs à la Synagogue Max Nordau à l’âge de 17 ans, auprès de son oncle ‘hazan. Puis, il exerce les mêmes fonctions dans plusieurs synagogues de la capitale argentine, avant de s’installer en France en 1987.
Formé dans la musique classique en tant que pianiste, organiste et claveciniste, il fait de longues études universitaires en musique et obtint son diplôme de Chef d’orchestre à l’Université Nationale de La Plata, province de Buenos Aires. Il travaille parallèlement comme chef de chant d’opéra et joue dans des orchestres professionnels pendant plusieurs années (Orchestre Symphonique Nationale, Théâtre Colón de Buenos Aires, Orchestre de chambre Mayo, Opéra Buenos Aires…).
En 1987, il obtient une bourse du gouvernement français et s’installe à Paris pour compléter sa formation au Conservatoire de Rueil-Malmaison. Il crée et dirige pendant 2 saisons l’Ensemble International de Paris, pour le CROUS. Après avoir travaillé pour le Consistoire Israélite de Paris pendant 3 ans, il est engagé comme Chef de choeurs à la Grande Synagogue de Strasbourg, où il dirige en continu pendant 18 ans, avant de prendre la direction musicale et artistique du Choeur Juif de France, sous l’égide de l’Association pour la Promotion de l’Art Cantorial (APAC) et de l’Association Consistoire Israélite de Paris (ACIP) à partir de 2007. La même année il est nommé professeur en Formation Musicale, discipline dont il est titulaire d’un Certificat d’Aptitude au Conservatoire de Strasbourg.
En 1991 il s’installe à Strasbourg pour prendre les fonctions de Coordinateur Artistique et Technique à l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, pendant un an, puis développe une carrière de directeur musical dans des domaines aussi variés que l’opéra ou le tango, tout en restant attaché à la musique juive en priorité. Il poursuit ses études universitaires en Musique et Musicologie à l’Université de Strasbourg et obtient un DEA (1ère année de Doctorat) en 1994. Il donne de nombreuses conférences sur la Culture Musicale et la Musique Juive, notamment à New York, à Buenos Aires, à Paris, à Strasbourg, à Colmar et à Luxembourg.
Il écrit des articles dans divers magasines qui le sollicitent (Diasporiques, Revue du KKL, Musique et Culture, etc.) et signe deux monographies universitaires : Israël Lovy, portrait d’une personnalité musicale méconnue et Les termes hébraïques dans le Dictionnaire de Walther. Il écrit les notes sur les nombreux programmes musicaux qu’il présente chaque année à la tête de ses ensembles « Les Polyphonies Hébraïques de Strasbourg » et « Ensemble vocal Hébraïca » et est sollicité chaque année pour des conférences et des articles musicologiques en France et en Europe. Enfin, il s’est consacré depuis de longues années à la recherche permanente de nouveaux répertoires dans la musique hébraïque et ses correspondances d’origine biblique.

Marc-Alain Ouaknin

Né en 1945 à Paris, Marc-Alain Ouaknin est le fils du Grand-Rabbin Jacques Ouaknin.
Docteur en philosophie, Professeur associé de l’Université de Bar-Ilan, (Tel Aviv), Marc- Alain Ouaknin travaille depuis plus de 20 ans à commenter et à approfondir la pensée d’Emmanuel Lévinas en la mettant en dialogue avec les textes de la pensée juive (Tora, Talmud, et en particulier, les textes de la Kabbale et du Hassidisme), ainsi qu’avec la psychanalyse et la phénoménologie de la religion.
Il est producteur de l’émission de radio «Talmudiques», le dimanche matin sur France- Culture.
Il travaille actuellement, en partenariat avec le Mouvement Juif libéral de France (MJLF) et la Fondation Moses Mendelssohn, sur un projet de traduction commentée de la Bible.
Les textes publiés de Marc-Alain Ouaknin sont une source inépuisable d’informations sur la tradition juive. Ils fourmillent de rapprochements inattendus entre cette tradition et les courants les plus contemporains de la philosophie et de la littérature. Il fait rebondir la tradition, lui donne d’autres résonances. On découvrira dans ses propos d’étonnantes inventions verbales, des pépites, des lueurs de nulle part, des formules souvent drôles qui cristallisent un syncrétisme étrange, une langue nouvelle qu’on pourrait appeler le judéo-français comme il y a eu un yiddish ou un ladino.
Il est à la fois orthodoxe, à sa façon, quand il rend compte de la Cabale lourianique avec son tsimtsoum et ses vases brisés, de l’Arche d’Alliance ou des Chérubins. Mais il est étranger à toute orthodoxie, et même à toute institution, quand il fait l’éloge de la controverse talmudique (mahloqet), dans la foulée de R. Nahman de Braslav et dans la lignée d’Elicha ben Abouya.

Jacques Arnold

Le hazzan : vecteur du chant synagogal

Au temps où le culte divin se tenait dans le Temple de Jérusalem, les Lévites étaient chargés de l’accompagnement musical et vocal. Ils entonnaient les cantiques lors des cérémonies du Sanctuaire.
Depuis la destruction du Temple, le Service divin s’est « déplacé » vers la synagogue. Les prières journalières et celles des jours de Fêtes y sont récitées sous la conduite du Hazzan — délégué de la communauté, au cours de ses différents exils.

Jacques ARNOLD

Jacques Arnold est rabbin honoraire. Il a reçu sa formation d’Officiant au Séminaire israélite de France (section Liturgie-Pédagogie). Il est licencié en langue et littérature hébraïques (INALCO). 
Il a été le responsable religieux de la Synagogue de la Fondation de Rothschild (Paris XII) jusqu’à sa retraite en 2008. Passionné des musiques et cultures juives, il apporte sa contribution au classement des documents sonores de l’Institut Européen des Musiques Juives.

Il est membre du Chœur Juif de France.

Chœur Juif de France

Chants liturgiques des Juifs ashkénazes

 

Président et Hazzan attitré : Raphaël COHEN
Directeur musical et artistique : Hector SABO
Pianiste : Pierre LUMBROSO

Sous l’égide de l’APAC (Association pour la Promotion de l’Art cantorial et des Jeunes Talents) en partenariat avec l’ACIP (Association Consistoriale Israélite de Paris Île-de-France), est né le Chœur Juif de France un beau jour d’octobre, le 26 de l’an 2006, annonce faite à l’UNESCO lors du Concert APAC pour l’enfance. Dans la magnifique Synagogue de la rue Buffault, gracieusement mise à disposition par M. Elie Balmain, le Chœur a commencée ses répétitions, dirigé par le talentueux directeur musical et artistique Hector Sabo, et sous l’oeil bienveillant et non moins expert de son président Raphaël Cohen, grand Cantor de renommée internationale et soliste attitré du Chœur.

Composé d’une quarantaine de choristes, il a donné des concerts à Paris, en Île-de-France et en Alsace, notamment avec le Cantor Naftali Herstik de la Grande Synagogue de Jérusalem. Depuis sa création jusqu’à ce jour, il s’est produit dans de nombreux lieux aussi prestigieux que le palais de l’UNESCO, dans des théâtres ainsi que dans différentes Synagogues à travers La France. Le répertoire du Chœur est principalement centré sur la musique liturgique hébraïque, la chanson yiddish, le répertoire Ashkénaze et Sépharade de la chanson populaire, et les chants israéliens. Toutes les œuvres sont mises en édition spéciale ou arrangées pour voix d’hommes par Hector Sabo.

Hector SABO

Né à Buenos Aires, en Argentine, Hector Sabo grandit dans la tradition de la ‘hazanout (l’art du chant synagogal) léguée par son grand-père David Sabo, Cantor de synagogue, émigré de la Tchécoslovaquie et ayant exercé en Argentine et en Israël, où ils habitent pendant plusieurs années. Dès l’âge de 9 ans, il intègre le chœur professionnel de la Grande Synagogue de Buenos Aires (rue Paso), chantant aux côtés de son père, puis devient organiste et chef de choeurs à la Synagogue Max Nordau à l’âge de 17 ans, auprès de son oncle ‘hazan. Puis, il exerce les mêmes fonctions dans plusieurs synagogues de la capitale argentine, avant de s’installer en France en 1987.

Formé dans la musique classique en tant que pianiste, organiste et claveciniste, il fait de longues études universitaires en musique et obtint son diplôme de Chef d’orchestre à l’Université Nationale de La Plata, province de Buenos Aires. Il travaille parallèlement comme chef de chant d’opéra et joue dans des orchestres professionnels pendant plusieurs années (Orchestre Symphonique Nationale, Théâtre Colón de Buenos Aires, Orchestre de chambre Mayo, Opéra Buenos Aires…).

En 1987, il obtient une bourse du gouvernement français et s’installe à Paris pour compléter sa formation au Conservatoire de Rueil-Malmaison. Il crée et dirige pendant 2 saisons l’Ensemble International de Paris, pour le CROUS. Après avoir travaillé pour le Consistoire Israélite de Paris pendant 3 ans, il est engagé comme Chef de chœurs à la Grande Synagogue de Strasbourg, où il dirige en continu pendant 18 ans, avant de prendre la direction musicale et artistique du Chœur Juif de France, sous l’égide de l’Association pour la Promotion de l’Art Cantorial (APAC) et de l’Association Consistoire Israélite de Paris (ACIP) à partir de 2007. La même année il est nommé professeur en Formation Musicale, discipline dont il est titulaire d’un Certificat d’Aptitude au Conservatoire de Strasbourg.

En 1991 il s’installe à Strasbourg pour prendre les fonctions de Coordinateur Artistique et Technique à l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, pendant un an, puis développe une carrière de directeur musical dans des domaines aussi variés que l’opéra ou le tango, tout en restant attaché à la musique juive en priorité. Il poursuit ses études universitaires en Musique et Musicologie à l’Université de Strasbourg et obtient un DEA (1ère année de Doctorat) en 1994. Il donne de nombreuses conférences sur la Culture Musicale et la Musique Juive, notamment à New York, à Buenos Aires, à Paris, à Strasbourg, à Colmar et à Luxembourg. Il écrit des articles dans divers magasines qui le sollicitent (Diasporiques, Revue du KKL, Musique et Culture, etc.) et signe deux monographies universitaires : Israël Lovy, portrait d’une personnalité musicale méconnue et Les termes hébraïques dans le Dictionnaire de Walther.

Il écrit les notes sur les nombreux programmes musicaux qu’il présente chaque année à la tête de ses ensembles « Les Polyphonies Hébraïques de Strasbourg » et « Ensemble vocal Hébraïca » et est sollicité chaque année pour des conférences et des articles musicologiques en France et en Europe. Enfin, il s’est consacré depuis de longues années à la recherche permanente de nouveaux répertoires dans la musique hébraïque et ses correspondances d’origine biblique.

Raphaël COHEN

Né en 1956, Hazzan Raphaël Cohen se passionne pour la musique juive dès son enfance. Il développe sa technique vocale et son style artistique à l’institut Vocal de Paris avec Maestro Schuyler Hamilton, le célèbre chanteur d’opéra. Il donne de nombreux concerts en Europe, en Israël et aux Etats-Unis.

Doté d’une belle voix de ténor, il réalise en 1999 un CD en hommage à Yossele Rosenblatt en collaboration avec l’Orchestre Philharmonique d’Etat de la Roumanie.

En 2000, il fonde l’Association pour la Promotion de l’Art Cantorial (APAC) et, en 2001, réalise le CD Éloges Eternels à la mémoire du centenaire du pogrome de Kisshiniev, en coopération avec l’Orchestre Philharmonique de Moldavie.

En janvier 2007, l’Association pour la Promotion de l’Art Cantorial (APAC) fonde, en partenariat avec le Consistoire de Paris-Ile-de-France, le Choeur Juif de France (CJF).

Philippe et Mikael Darmon

Chants liturgiques des Juifs séfarades

Pianiste : Pierre LUMBROSO
Violoniste : Philippe BRIEGH

Philippe DARMON

Philippe Darmon est né en 1966 à Jérusalem. Son éducation musicale lui a été donnée par les meilleurs professeurs de l’Académie de Musique de Jérusalem et de l’Opéra d’Israel.
Parallèlement, il officiait à la Synagogue Ribach et Rachbats de Netanya.
Depuis 1989, date de son arrivée à Paris à l’initiative du Rabbin Elie Zerbib, son maître, il devient Premier Ministre Officiant de la Synagogue Bérith Chalom-Saint Lazare, et ce jusqu’à fin mai 2008.
Depuis juin 2008, il officie au Temple de la rue Buffault en qualité de Premier Ministre Officiant et délégué rabbinique.

Mikael DARMON

Mikael Darmon est né en 1996. Depuis son plus jeune âge il chante avec son père Philippe Darmon en l’accompagnant dans les offices et cérémonies.
Il est depuis plusieurs années le soliste de la chorale de la Synagogue Buffault où son père officie et participe régulièrement à des concerts.

Pierre LUMBROSO

Débutant le piano à l’âge de 4 ans, Pierre Lumbroso montre très vite des capacités précoces pour la musique. Il est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à 14 ans, tout en poursuivant ses études secondaires. Après le Baccalauréat scientifique, il obtient un Premier Prix de piano à l’unanimité, puis il étudie l’Harmonie et le Contrepoint.
En 1993, il est engagé à l’Opéra Garnier. Il y fait travailler le Corps de Ballet et les Etoiles — Sylvie Guilhem, Noëlla Pontois, Marie-Claude Pietragalla…
À partir de 1990, il se fait connaitre dans les grandes Synagogues de Paris, telles La Victoire, Buffault, Chasseloup-Laubat. Il s’ y produit régulièrement avec des Cantors prestigieux – Adolphe Attia, Philippe Darmon, Raphael Cohen, Albert Bouhadana… Il donne également des concerts en France et à l’étranger avec Joseph Malovany de New York, Benjamen Muller d’ Anvers et Naftali Herstik de Jérusalem. Il devient, dès sa création en 2007, le pianiste attitré du Choeur Juif de France dirigé par Hector Sabo.
Chargé d’enseignement artistique, il est actuellement titulaire d’un poste au Conservatoire Rostropovitch à Paris.

Philippe BRIEGH

En 1984, Philippe Briegh obtient ses diplômes de violon et d’alto au Conservatoire d’Issy-les-Moulineaux.
Il pratique également la clarinette et le saxophone.
De 1982 à 1986, il poursuit des études de Jazz et d’Écriture à l’École du Centre d’Informations Musicales (CIM) de Paris.
Depuis 1991, il est l’un des musiciens de Disneyland Paris.
Il se produit également dans des concerts soit classiques, soit de Jazz, soit de musique Klezmer. Il travaille aussi à la Comédie-Française depuis 2013.
Il participa à la musique des films : L’homme est une femme comme les autres et Les émotifs anonymes.

Toutes les saisons

2012

La Voix et le Sacré

2013

Chemins vers l’extase

2014

La musique sacrée juive

2015

L’Opéra et le Sacré

2016

À la croisée des chants sacrés et des chansons traditionnelles

2017

Le Sacré chez Luther, Bach, Telemann